Antananarivo, 7 Juillet, 12h35 – Un repli des Investissements directs étrangers (IDE) signalé. Madagascar devrait enregistrer 415 millions de dollars d’entrée d’IDE en 2023. Ce qui est en dessous du flux d’IDE entrant en 2022, qui s’établissait à 468 millions de dollars. Ces chiffres sont avancés dans le Rapport 2024 sur l’investissement dans le monde, de la Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).
Ces IDE entrants peuvent être expliqués comme étant des investissements de l’étranger à Madagascar, et qui comprennent tous les actifs et les passifs entre une entreprise d’investissement directe résidente et l’investisseur direct non-résident. Sur les cinq dernières années, l’entrée d’IDE pour la Grande île partait de 474 millions de dollars en 2019, pour descendre à 258 millions de dollars en 2020, puis remonter à 358 millions de dollars en 2021. Elle a progressé à 468 millions de dollars en 2022 pour finalement baisser à ces 415 millions de dollars en 2023 rapportés par la Cnuced.
Pour ce qui est du stock d’IDE entrant, il est passé de 4,120 milliards de dollars en 2022 à 4,535 milliards de dollars en 2023, d’après toujours ce rapport sur l’investissement dans le monde. Il s’agit cette fois-ci de la valeur des fonds propres investis par les investisseurs étrangers dans les entreprises résidentes de l’économie déclarante et des prêts nets qu’ils leur ont octroyés.
Les 415 millions de dollars estimés pour 2023 sont, une fois encore, largement en deçà du niveau d’IDE de 2008 qui était à 1,392 milliards de dollars. Ce record, qui date d’avant la transition, est jusqu’à ce jour resté « inégalé », comme le souligne le Système des Nations-Unies (SNU) dans sa Vision prospective de Madagascar. Le SNU soutient dans ce document publié l’année dernière que Madagascar se classe parmi les pays les moins attractifs au regard du niveau des flux d’investissement directs étrangers entrants. Et ce, en dépit d’une évolution qui semble favorable pour cette attractivité.
Le Système des Nations-Unies avait exposé que les entrées d’IDE à Madagascar ont été très faibles sur la période 1990-2005 du fait de l’instabilité politique. Ces flux ont connu une hausse vertigineuse de plus de 372% de 2006 à 2008, en lien notamment avec le retour de la paix sociale et la reprise économique. Mais le niveau des IDE entrants s’est à nouveau replié à partir de 2009, passant de 1269,4 millions de dollars à 313,68 millions de dollars en 2014, indique le SNU. Une amélioration des flux net d’IDE a néanmoins été rapportée ces dernières années.
Par ailleurs, le président du Conseil national pour l’industrialisation de Madagascar (Cnim), avait rappelé l’ambition de l’Etat et du secteur privé de doubler la contribution de l’industrie au PIB, en la faisant passer de 15% à 30%. Un objectif qui implique des investissements très importants, a-t-il soutenu durant une conférence sur les Fonds de garantie, au mois de mai.
La moyenne des investissements des entreprises déjà existantes au pays tournerait autour de 200 millions de dollars par an, d’après ses explications. « Or il faudrait investir annuellement pas moins de 500 millions de dollars pour l’atteinte de ce doublement de contribution du secteur industriel sur le PIB, a-t-il avancé. Ce qui engage donc non seulement les investisseurs nationaux mais également les investissements étrangers, lançait-il alors.
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