Antananarivo, 7 Avril, 7h10 – Mobilisation générale dans la Capitale économique de la Grande île. Décideurs du secteur public, opérateurs du secteur privé, investisseurs directs nationaux et internationaux ou encore les Partenaires techniques et financiers (PTF) sont réunis sur un même plateau, durant la deuxième édition du Business forum régionaux (BFR) qui se tient à Toamasina, depuis ce jeudi. Objectif de la rencontre : transformer les potentialités économiques des régions d’Atsinanana, d’Analanjirofo et d’Alaotra-Mangoro en opportunités d’investissements, comme l’indique le directeur général de l’Economic development board of Madagascar (EDBM), Josielle Rafidy.
Les trois régions de la province de Toamasina sont ainsi mises en avant durant ce business forum. Celui-ci devrait notamment permettre d’identifier les synergies, les intégrations commerciales et productives qui permettraient, à terme, aux régions concernées d’accélérer leur développement en tirant partie de leurs forces et atouts respectifs, ajoute la responsable.
Le gouverneur de l’Atsinanana, Richard Theodore Rafidison, rappelle que sa région est déjà reconnue comme étant un des pôles les plus importants et reste une région d’avenir et d’opportunité. Mais elle regorge encore d’énormes potentialités sectorielles ainsi que de nombreuses opportunités d’investissements privés qui ne demandent qu’à être exploitées et mobilisées. Ce gouverneur avance entre autres les cultures de rente pour la transformation locale ou l’exportation ou encore les nombreux sites touristiques auprès desquels les intéressés peuvent investir.
Analanjirofo, pour sa part, présente une forte potentialité dans les domaines agricoles, forestiers, miniers ou touristiques, d’après son gouverneur Marcellin Randriamanantena. Ces secteurs constituent des leviers de développement pour la région, assure-t-il. Les opportunités sur place peuvent d’ailleurs être exploitées par le secteur privé, notamment avec le développement d’un partenariat public-privé, avance-t-il encore.
L’Alaotra Mangoro, pour sa part, avec sa vocation agricole, n’a pas caché son ambition d’augmenter sa surface cultivée de 188 600 hectares à 200 000 hectares. Un objectif visant à maintenir son titre de grenier à riz de Madagascar, si l’on en croit le gouverneur de cette région Guy Ramarosandratana. L’Alaotra-Mangoro a encore differents secteurs à exploiter, comme le tourisme, l’agriculture, l’industrie, la foresterie et les mines, énumère ce représentant de l’Etat.
Connu surtout pour la promotion des Investissements directs étrangers (IDE), l’EDBM met également les Investissements directs nationaux (IDN) au cœur des réflexions et des préoccupations, comme le soutient la présidente de son conseil d’administration, Lantosoa Rakotomalala. « D’où l’intérêt de cette rencontre qui est régionale mais qui se veut également nationale, à travers notamment les différentes résolutions prises durant le dialogue public-privé est programmé dans le cadre de ce forum », explique-t-elle. Outre la session sur la promotion des opportunités économiques de ces trois régions, des sessions plénières et des sessions en side-events sont aussi programmés.
Le directeur général de l’EDBM, Josielle Rafidy, a par ailleurs rassuré que le cadre de suivi de ce forum a été déjà initié avec les gouverneurs de ces trois régions. Des points focaux sur place sont en contact avec les responsables des investissements de l’agence national des investissements pour accompagner les projets d’investissements concrets issus de ce forum. «Un certain nombre de bailleurs vont nous accompagner dans la réalisation de quelques projets qui vont être ciblés à l’issue de ce Forum» indique-t-elle.
Photo. : Commune urbaine de Toamasina














