Les syndicalistes de la Jirama regroupés autour du mouvement « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama » sont entrés en grève générale ce mercredi. Un mouvement qui devrait encore s’intensifier en cas d’insatisfaction de leur revendication. Face aux services essentiels que ces agents assurent, le ministère de l’Energie et des hydrocarbures les appelle de nouveau au dialogue.
La tension monte. Les agents syndiqués de la Jirama ont mis leur menace à exécution. Ils sont officiellement entrés en grève ce mercredi. Les syndicalistes parlent d’une « grève générale ».
Avec la même revendication : la suppression des nouveaux statuts de la Jirama.
Ces agents de la Jirama indiquent ne s’arrêter que lorsque cette revendication sera satisfaite.
« Si cette réquisition tombe, c’est son droit (au ministre) de la mettre en œuvre. Mais les employés suivront-ils la réquisition du ministre ? Si elle est présentée comme une menace ou une intimidation, les travailleurs sont déjà déterminés à ne pas se laisser intimider. En tant que service public, la Jirama s’efforce d’aider la population. Mais la grève continue malgré tout. Concernant la réquisition qui exigerait que tous les employés reprennent le travail, la majorité a déjà décidé : les agents ne reprendront pas tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites. Tous les employés sont unis pour s’opposer à ce nouveau statut. Quant au service minimum, une décision a déjà été prise à ce sujet. Sauf en cas d’urgence grave mettant véritablement en danger la population, la Jirama n’interviendra pas. », a déclaré un représentant du « Tambaben’ny mpiasan’ny Jirama »
Du côté du ministère de l’Energie et des hydrocarbures, des “incompréhensions” sont évoquées. Le ministre Olivier Jean-Baptiste tente de rassurer tant bien que mal sur son contenu. Il regrette que les syndicats n’aient pas répondu à son invitation au dialogue.
« D’après ce que nous avons entendu, il semblerait qu’ils ne comprennent pas bien, et craignent que cela mène à une privatisation ou à des licenciements. Je tiens à réaffirmer ici que le nouveau statut de la Jirama ne prévoit ni privatisation, ni licenciement. Ce statut vise uniquement à améliorer la situation actuelle, afin que la Jirama puisse réellement entrer dans une phase de redressement en profondeur. », annonce Olivier Jean-Baptiste
Ministre de l’Energie et des hydrocarbures.
En principe, une rencontre devait avoir lieu aujourd’hui (mardi) à 16h30, pour discuter avec les grévistes qui envisagent de faire grève. Cependant, ils ne sont pas venus, malgré une convocation officielle. Les portes du ministère de l’Énergie et des Hydrocarbures restent toujours ouvertes au dialogue, à l’échange et à la clarification de tous les points qui leur paraissent flous. »














