Antananarivo, 7 Janvier, 18h05 – Le bureau du procureur du tribunal de première instance d’Antananarivo apporte plus de précision sur les chefs d’inculpation qui pèsent sur Jean Luce Randriamihoatra. A part l’accusation d’intrusion illicite dans le système d’information de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), l’informaticien est également inculpé pour trouble à l’ordre public pour “incitation de la population à se révolter contre la Jirama”, si l’on en croit Narindra Rakotoniaina, procureure de la République près le Tribunal de première instance d’Antananarivo.
Selon les explications de la magistrate dans une vidéo publiée par le ministère de la Justice ce mardi, Jean Luce Randriamihoatra aurait publié sur son compte Facebook le 5 août 2024 des propos pointant du doigt la Jirama et qui “incitent la population à se révolter contre la Jirama et l’Etat”. Selon la procureure, il s’agit d’une infraction passible d’un emprisonnement de 1 an à 5 ans de prison selon le code pénal. “Il [Jean Luce Randriamihoatra] a reconnu avoir publié cette déclaration sur son compte”, ajoute la procureure.
Outre ce chef d’inculpation, Jean Luce Randriamihoatra, informaticien est aussi accusé d’intrusion illicite dans le système d’information de la Ceni, une infraction passible d’une amende comprise entre 100.000 ar jusqu’à 10 millions ariary, selon la procureure. Elle parle également d’une suspicion d’“introduction de données informatiques erronées ou de changement de données informatiques pour induire le public en erreur, une infraction passible de deux à 10 ans de prison et d’une amende entre deux millions à 10 millions ariary”. Elle évoque alors l’accusation de “trouble à l’ordre public via le changement des résultats publiés par la Ceni, perturbant la sérénité des électeurs, infraction passible d’un emprisonnement de 1 an à 5 ans”.
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