Antananarivo, 17 Mai, 16h00 – L’indépendance de la Justice et des juges ne sera jamais remise en question, assure Landy Mbolatiana Randriamanantenasoa, Garde des sceaux et ministre de la Justice. « Cette disposition reste garantie en tout temps », indique-t-elle en marge de la cérémonie d’installation des nouveaux membres de la juridiction du pôle anti-corruption (PAC) d’Antananarivo.
La question de l’indépendance des juges et la légitimité des nouveaux membres du PAC a été soulevée après le retrait de la société civile du comité de suivi évaluation (CSE) des PAC en mars. Mais selon la ministre, la société civile a pleinement pris part à l’évaluation de certains des membres installés mardi et à leur nomination. « La société civile était présente au sein de la CSE lors de la nomination de ces trois juges », soulève-t-elle. « Je n’étais pas encore ministre que la société civile était déjà dans le CSE », ajoute l’ancienne sénatrice de Madagascar, nommée sur le quota présidentiel. Elle affirme que la société civile ne s’est retirée qu’après cela.
Vers la fin du mois de mars, la société civile avait décidé de se retirer du CSE PAC après que celui-ci a décidé de renouveler les membres de la juridiction en fin de mandat. Cette action allait, selon ses membres, paralyser le PAC à cause du nouveau processus de recrutement qui allait prendre du temps. Ils avaient aussi pointé du doigt la loi Idéalson qui, d’après eux, réduisent les compétences des PAC et surtout ne garantissent plus son indépendance. Ils avaient également pointé du doigt les représailles et pressions exercées sur les juges anti-corruption.
Ce mardi, six nouveaux membres de la juridiction du PAC Antananarivo ont été installés officiellement dans leurs fonctions. Parmi eux, le président de la juridiction de premier degré, Fernandine Randrianjafy ou encore Baovola Rahetlah, procureure de la République près de la juridiction de premier degré du PAC Antananarivo.
Photo : Ministère de la Justice














