Antananarivo, 16 Mars, 5h55 – La Caisse nationale de la prévoyance sociale (CNaPS) en ébullition. Son directeur général, le président de son conseil d’administration ainsi que deux autres membres de son conseil d’administration, ont été placés en détention préventive mardi soir. Ceux-ci ont rejoint la maison centrale d’Antanimora après leur comparution devant le Parquet du Pôle anti-corruption (PAC), selon une source autorisée.
Un autre membre du conseil d’administration est attendu pour se présenter devant le Parquet du PAC. Mais la même source affirme qu’il ne s’y est pas présenté. Une autre personne, soupçonnée d’être bénéficiaire des présumées malversations financières, est aussi placée sous mandat de dépôt.
Toujours selon la même source, la liste des chefs d’inculpation des prévenus est longue. Ils sont inculpés de détournement de deniers publics, d’abus de fonction, de conflit d’intérêt, de blanchiment de capitaux, de complicité de détournement de deniers publics et de cadeaux illicites.
Un document paru sur le site du Bianco avait fait part de la vente « illégalement disproportionnée » d’un terrain de 9700 m²», dont le coût est qualifié d’ « exorbitant » [12,5 milliards d’ariary]. Le site parle aussi d’une « commission de 1,3 milliard d’ariary », conduisant l’agence de lutte contre la corruption de mener des investigations. Après l’enquête auprès du Bianco, le DG et le PCA de la CNaPS ont repris leur travail le 11 mars. Mais le Parquet du PAC les place en détention préventive après les avoir entendus.
La date du procès n’est pas encore connue. Selon la source proche du dossier, d’autres enquêtes vont encore être menées avant que les inculpés ne répondent devant la barre.














