Antananarivo, 27 Décembre, 19h35 – Les rôles que le général Richard Ravalomanana avait pu jouer durant les manifestations de septembre-octobre passés au crible. Le procureur général de la Cour d’appel, Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro, indique que l’ancien président du Sénat fait l’objet d’“enquêtes pour avoir joué des rôles qui ne relevaient pas de ses attributions”.
En plus de cette “suspicion d’usurpation de fonctions”, il pourrait alors être poursuivi pour “atteinte à la sûreté de l’Etat, incitation à la haine mais aussi complicité d’homicides et de blessures volontaires parce qu’il y a eu des morts et des blessés durant les manifestations”, souligne le procureur général au cours d’une rencontre avec la presse ce samedi. A en croire le magistrat, il existe beaucoup de preuves montrant et mettant en évidence que le général Richard Ravalomanana avait “donné des ordres [aux forces de l’ordre] et avait même dirigé des actions violentes pour réprimer la population lors d’une revendication pacifique”.
Didier Alban Razafindralambo Andriamahazonoro reconnaît qu’à l’époque Richard Ravalomanana avait encore été président du Sénat, mais comme “les infractions pour lesquelles il est poursuivi ne sont pas liées à ses fonctions de chef d’institution, la procédure relève du droit commun et non de la Haute cour de justice”, souligne-t-il. C’est donc “le procureur général de la Cour de cassation qui a ordonné l’ouverture de l’enquête”, précise-t-il alors.
Quand l’ordre de poursuite est arrivé au niveau du parquet, celui-ci a saisi les Forces d’intervention de la gendarmerie nationale (FIGN) qui ont ensuite procédé à l’interpellation et mené les enquêtes. L’ancien président du Sénat avait déjà été convoqué le 24 décembre dernier, mais avait d’abord refusé d’obtempérer. Un mandat d’amener a ensuite été délivré à son encontre ce samedi, permettant son arrestation.














