Antananarivo, 13 Janvier, 14h08 – Des comptes de nouveau accessibles. Des employés de la Jirama dont des anciens responsables ont à nouveau pu accéder à leur compte bancaire, indique une source autorisée auprès du Pôle anticorruption (PAC) d’Antananarivo. “Il y avait eu une saisie suite à cette affaire mais certains d’entre eux avaient demandé une main-levée, et en ont bénéficié”, explique notre source.
La saisie des comptes a été demandée par le Bureau indépendant anti-corruption lors du début de l’instruction et confirmée par la chambre de saisie et de confiscation auprès du PAC. Mais l’’autorisation de la mainlevée s’explique par la présence dans ces comptes “des salaires mais aussi de somme ayant déjà été là avant”, poursuit notre source. “Les suspects utilisent ces fonds pour la nourriture, pour survivre donc ce sont des fonds insaisissables, d’où la mainlevée », précise-t-elle.
Concernant les anciens et actuels hauts responsables sous la coupe d’un mandat d’arrêt, le PAC Antananarivo indique que leurs comptes sont toujours saisis. “Pour l’instant ils ne se sont pas présentés et n’ont pas fait de demande de mainlevée”, indique-t-elle. “Le mandat d’arrêt à leur encontre est toujours en vigueur et le dossier est toujours en instruction », explique-t-elle.
Fin novembre, 40 employés, responsables et hauts responsables de la Jirama ont été entendus devant le parquet du Pôle anti-corruption d’Antananarivo. Ils étaient entre autres accusés de détournement de deniers publics ou encore de favoritisme qui s’est traduit l’octroi de prime de performance à de nombreux employés de la Jirama. Certains d’entre eux ont été des bénéficiaires.
A l’issue de l’audition, trois anciens directeurs ont été placés sous mandat de dépôt tandis que les 37 autres ont pu rentrer chez eux. Parmi ces derniers, un bon nombre a été placé sous contrôle judiciaire.














