Antananarivo, 18 Mars, 9h50 – Les groupements patronaux s’expriment sur l’affaire qui secoue la Caisse nationale de prévoyance sociale (Cnaps). Ils se montrent soucieux du sort de leurs représentants auprès du conseil d’administration de l’organisation face aux présumées malversations financières et autres présumés délits de corruption ayant conduit à la mise en détention préventive du directeur général de la Cnaps, du président de son Conseil d’administration et de certains membres de ce Conseil d’administration.
Le groupement des entreprises de Madagascar (GEM) et le groupement du patronat de Madagascar (Fivmpama) craignent notamment que tous les membres du CA soient mis dans le même panier dans cette affaire. « Les poursuites pénales sont liées à des actes répréhensibles… commis individuellement, relevant ainsi de la responsabilité pénale de leurs auteurs et ne sauraient cibler indifféremment l’ensemble d’une communauté…, tel qu’un conseil d’administration », expliquent les groupements dans un communiqué publié jeudi dans la soirée. Les groupements pensent qu’il ait pu y avoir tromperie dans l’affaire et que cela ait pu induire en erreur certains membres du CA qui pourraient être innocents. « Les membres qui ont accompli leurs tâches en conscience mais qui ont été trompés par des manœuvres frauduleuses ne devraient pas être incriminés », poursuit le communiqué.
Plus loin les groupements rappellent aussi l’importance du respect de la présomption d’innocence pour toutes les personnes poursuivies dans l’affaire et n’ayant pas encore été condamnées. Malgré cela le secteur privé dit « condamner avec fermeté » ce qu’ils appellent « les dysfonctionnement graves constatés et avérés au sein de la Cnaps » et espèrent que les responsables « soient poursuivis ».
Mardi, le parquet du pôle anti-corruption (PAC) a placé en détention préventive le directeur général de la Cnaps, le président de son conseil d’administration mais aussi plusieurs membres du CA. Ceux-ci sont accusés entre autres de complicité de détournement de deniers publics, d’abus de fonction ou encore de blanchiments de capitaux. La Bianco a décidé d’ouvrir une enquête suite à des dénonciations de malversation financière au sein de l’institution avant de transmettre le dossier au niveau de la PAC. Le PAC indique la poursuite des enquêtes par le juge d’instruction avant un éventuel procès.
Pour la plateforme syndicale « Randrana Sendikaly », la mise en détention préventive de certains dirigeants et membres du CA n’est pas suffisant. Le temps de l’enquête, le groupement appelle à ce que l’on arrête définitivement les mouvements d’argent au niveau de la Cnaps exceptés les tâches de protection sociale qui lui sont confiées. Le groupement syndical a aussi décidé de porter plainte contre tous les membres du conseil d’administration de la Cnaps au niveau de la PAC mercredi pour abus de fonction. Ils appellent aussi les cotisants à la vigilance.














