Antananarivo, 18 Mars, 8h02 – Le cas de l’ancien ministre Herilaza Imbiki s’invite à la cérémonie de passation du ministère de la Justice ce jeudi après-midi à Faravohitra. Interrogé sur le sujet, le nouveau garde des sceaux François Rakotozafy estime que l’affaire ne relève plus de son département. « Comme il s’agit d’une haute personnalité, son cas ne relève pas de mon département », explique-t-il. « Pour cette catégorie de personnes il existe une structure spéciale », rappelle-t-il en faisant référence à la Haute cour de justice.
Durant son intervention, François Rakotozafy précise qu’il n’y aura pas de corporatisme durant son mandat à la tête du département. Le nouveau ministre entend poursuivre la lutte engagé contre la corruption au sein de la Justice. « J’étais le chef du département d’inspection du ministère de la justice avant d’avoir été nommé à ce poste » rappelle-t-il. « J’ai déjà inspecté de nombreuses juridictions et vous le savez je suis ferme envers les magistrats qui commettent des infractions », prévient celui qui le plus ancien magistrat parmi les magistrats de premier grade. L’objectif est de ramener la confiance de la population envers l’instrument judiciaire, laisse-t-il entendre.
Toujours dans cet objectif, l’ancien président de la Cour électorale spéciale sous la transition compte aussi poursuivre les réformes menées au sein des juridictions, notamment l’accélération du traitement des dossiers ou encore le maintien du ratio condamné/prévenu à 70/30 au sein des maisons carcérales de la grande île. La poursuite de la construction de nouvelles infrastructures comme les tribunaux ou encore les prisons restent aussi des priorités du nouveau ministre.
En ce qui concerne les dossiers brûlants tels que les affaires de trafic d’or ou encore le cas du DG de la Cnaps, le nouveau ministre a préféré éluder les questions. Il évoque notamment le manque de connaissance de certains de ces dossiers, la passation n’ayant eu lieu que jeudi.
Photo : Ministère de la Justice














