Antananarivo, 12 Février, 7h37 – 11 février 1975 – 11 février 2024. Cela fait 49 ans que le colonel Richard Ratsimandrava est tombé sous les balles de ceux que les Forces de défense et de sécurité qualifient « d’ennemis de la nation ». Comme chaque année, cette date fait l’objet d’une commémoration devant la stèle érigée dans le quartier où la fusillade qui l’a tué a eu lieu. La cérémonie réunit, pour l’occasion, la grande famille des Forces de défense et de sécurité, dirigée par les trois ministres en charge des départements des Forces armées, de la Sécurité publique et de la Gendarmerie nationale. Le président du Sénat, également officier général de la gendarmerie, et la présidente de l’Assemblée nationale ont également été présents à la cérémonie de ce dimanche à Ambohijatovo Ambony.
Mais des membres des familles des éléments des forces de défense et de sécurité morts en mission ont également assisté à la cérémonie. Des hommages ont aussi été rendus à leurs proches ce dimanche. « Cette date [du 11 février] est aussi devenue une journée d’hommage à tous les forces de l’ordre martyrs, décédés en mission », souligne un communiqué de la gendarmerie. Outre les hommages rendus aux leurs, les familles des « martyrs » ont aussi reçu « des enveloppes d’encouragement », indique encore un communiqué des services de communication de la gendarmerie.
Les exemples de ces martyrs, notamment du Colonel Richard Ratsimandrava qui « n’a pas tourné le dos aux responsabilités » ont été mis en exergue durant la cérémonie de ce dimanche. Pour les hauts responsables des Forces de défense et de sécurité qui ont pris la parole, l’ancien chef d’Etat est un « modèle dont il faut s’inspirer ». « Ses principes constituent un flambeau qui se transmet aux forces de l’ordre et sont comme un feu qui ne s’éteint pas et maintient allumé le patriotisme », souligne le communiqué du ministère des Forces armées.














