Antananarivo, 19 Novembre, 12h15 – Les sénateurs IRD répondent les premiers. “Le processus électoral ne doit pas être entravé par la recherche d’autres voies extra-constitutionnelles », indiquent-ils dans déclaration faite à Anosikely et lue par Nicolas Rabemananjara, président par intérim du Sénat.
Les sénateurs IRD, majoritaires à la chambre haute, fustigent les appels à la suspension du processus électoral en cours et ceux qui soutiennent cette position. Selon ces parlementaires, la suspension du processus électoral est “une fausse idée qui plongera le pays dans la crise”. “Nous mettons ceux qui font cet appel devant leurs responsabilités et nous déclarons ouvertement qu’ils seront jugés par l’histoire si le pays tombe dans une crise profonde”, déclarent-ils.
Pour les sénateurs IRD, il n’y a aujourd’hui aucune raison qui pourrait empêcher la tenue des élections selon le calendrier établi. C’est pour eux “l’unique voie qui permet de juger la puissance des diverses entités politiques”. “Une poignée de gens imbus d’égoïsme et qui recherchent leur intérêt personnel ne doit pas empêcher la population de faire son choix sur celui qui va diriger le pays pour les cinq prochaines années”, ajoutent-ils.
Les sénateurs appellent aussi la population à ne pas accepter d’être utilisée comme “sacrifice” et à se “tourner vers les élections”. “La vie de la Nation ne doit pas être prise en otage par ceux qui convoitent des sièges”, déclarent-ils.
La déclaration des sénateurs IRD viennent à contre-pied de l’appel qui a été effectué jeudi par la présidente de l’Assemblée nationale Christine Razanamahasoa et le FFKM qui avaient demandé “la suspension du processus électoral” suite à une tentative de médiation débutée mercredi. Selon la déclaration faite jeudi soir, “les conditions pour des élections légales, transparentes, respectant les normes internationales et acceptées par tous ne sont pas réunies”. Ils ont ainsi demandé aux autorités compétentes de donner une force exécutoire à la déclaration.














