Il ne se passe pas un jour à Madagascar, où la nature n’est purement et simplement massacrée, les makis ne font malheureusement pas exception à la règle. Notre « propagande » (terme très tendance sur les réseaux, en cette période d’élection) pour la nature, prendra cette fois-ci une tournure comico-tragique, Made in Hollywood (seuls les mauvais esprits y verront lien avec la politique en période électorale).
Dans le blockbuster « La Planète des Singes », dans sa première version de 1968, une phrase fait écho dans le contexte environnemental à Madagascar : « L’homme est un être mauvais, capable de rien d’autre que de destruction ». Pour rappel dans le film originel, Taylor (joué par Charlton Heston) voyage dans le temps, avec comme vision « Je ne peux pas croire que quelque part dans l’univers, il n’y a quelque chose de meilleur que l’homme », pour arriver en 3972 sur la planète des singes, où ces derniers sont les êtres supérieurs et dominent les hommes. Un monde à l’envers… où les hommes sont chassés, acculés, exposés dans les musées, mis en cages.
Pour la génération Z, ceux nés à partir de 2000, la version du film « La Planète des Singes – Les Origines » devrait certainement bien plus leur parler, un univers correspondant à notre caricature, avec une révolution menée par les singes. C’est presque ce dont on a envie de rêver, quand on lit ce 14 novembre, dans les colonnes du quotidien L’Express de Madagascar, un article lié à une espèce en danger, le propithèque soyeux, qui risque l’extinction.
Mais ne prônant pas la violence comme solution de gestion de conflits, notre idée restera au stade de « se faire un film ». N’oublions pas juste cependant de garder au moins le titre « LA TERRE DES MAKIS », car il est évident que nous sommes chez et eux et non l’inverse. En passant, compte tenu du nombre de sectes, qui pullulent ici et là dans tout Madagascar, avec des personnes subjuguées par les délires religieux de leurs gourous, obéissant au doigt et à l’œil à la sacro-sainte interprétation de la parole du divin, on fera certainement un scénario avec un « Maki Dieu et Guide », au moins là on aura une chance qu’il ne soit plus mangé… et cela pourrait créer des vocations chez tous ces leaders du « troisième type ». Oups encore une référence cinématographique…















