Antananarivo, 12 Mars, 8h05 – Comme au mois de novembre, Madagascar figure de nouveau parmi les 33 pays africains nécessitant une aide alimentaire extérieure. Cette situation perdure avec les conditions climatiques extrêmes du pays mais également avec la lenteur de la reprise économique, d’après ce qu’a exposé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son rapport triennal sur les perspectives de récolte et la situation alimentaire, publié en ce mois de mars.
Même si la situation par rapport à l’année dernière présente une légère amélioration, cette organisation onusienne estime à 1,7 million le nombre des personnes dans les régions du Sud et du Sud Est qui devraient être confrontées à la phase 3 de l’IPC entre janvier et mars 2024. Ce nombre tient aussi compte du nombre de ceux qui sont à des niveaux d’urgence supérieurs à l’insécurité alimentaire aiguë.
En termes de bilan, la production céréalière de l’Afrique australe en 2023 est estimée à 40,3 millions de tonnes, soit 9% de plus que la moyenne quinquennale. La croissance de la production en 2023 est largement concentrée en Afrique du Sud et en Zambie, deux grands pays exportateurs de maïs de la sous-région, ainsi qu’à Madagascar et au Zimbabwe.
Les perspectives de production céréalière pour les récoltes de 2024 se sont par contre fortement dégradées depuis janvier en Afrique australe, selon la FAO. Et ce, en raison d’une période prolongée de faibles précipitations et de températures supérieures à la moyenne. Les conditions météorologiques ne devraient pas s’améliorer de manière significative au cours des prochains mois et la production céréalière de 2024 au Malawi, au Mozambique et au Zimbabwe devrait tomber à des niveaux moyens ou potentiellement inférieurs à la moyenne.
Les conditions semblent un peu plus favorables pour la Grande île, où l’activité cyclonique a été relativement faible. Les conditions de culture du paddy à Madagascar paraissent généralement favorables, en particulier dans les zones de production clés des hautes terres centrales. Toutefois, la sécheresse s’est installée dans le sud du pays, où le maïs est principalement cultivé, rapporte la FAO.
🔴 Pour ne manquer aucune actualité de 2424.mg, suivez-nous sur Google Actualités et WhatsApp.














