Antananarivo, 22 Juin, 10h20 – Ça passe! Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) vient d’achever la quatrième revue de l’accord au titre du programme Facilité élargie de crédit (FEC). Ce qui devrait permettre le décaissement d’environ 32 millions de dollars, comme déjà avancé par Frédéric Lambert, celui qui avait été à la tête de l’équipe du FMI pour discuter de cette revue au préalable avec les autorités malgaches. Le crédit attendu par Madagascar de la part de cette institution de Bretton Woods est destiné à couvrir les besoins de financement extérieur et budgétaire du pays.
Cette équipe de Frédéric Lambert était déjà parvenue à un accord avec les autorités de Madagascar au mois de mai. Et c’est cet accord qui devait être examiné par la direction ainsi que le Conseil d’administration du FMI. L’examen du dossier de Madagascar n’aurait pris que près d’une demi-heure aux administrateurs de cette institution financière, d’après ce qu’a rapporté le ministère de l’Economie et des finances (MEF).
C’est le cas de la Jirama qui aurait été le seul sujet à avoir fait l’objet de grand débat durant cet examen du dossier de Madagascar. Mais le Conseil d’administration du FMI se serait montré compréhensif et indulgent du fait que ce sont la plupart des compagnies d’eau et d’électricité en Afrique qui se trouvent en difficulté, notamment avec la hausse du prix des carburants, poursuit le MEF. Frederic Lambert avait déjà rapporté lors de son dernier passage à Madagascar que le redressement de la Jirama reste une priorité pour réduire son coût pour le budget de l’Etat et améliorer le service rendu. Il avait ajouté que les autorités se sont engagées à renforcer le suivi et la transparence de la situation financière de cette société d’Etat.
Le sujet du carburant avait aussi été au centre des discussions entre les missionnaires du FMI et les autorités malgaches au mois de mai. Et une fois de plus, les responsables du pays avaient reitéré leur détermination à mettre en œuvre un mécanisme d’ajustement des prix des carburants à partir du premier trimestre 2024, accompagné de filets de sécurité sociale renforcés. La mise en œuvre de la stratégie de lutte contre la corruption et le renforcement du cadre juridique pour permettre un contrôle public adéquat des politiques publiques, sont autant d’engagements qu’elles devront tenir dans le cadre du programme sur la FEC.














