Antananarivo, 6 Août, 10h30 – Un secteur qui pourrait rapporter davantage. Madagascar dispose d’un potentiel d’exportation de minerais de titanes et de leur concentré, estimé par le Centre du commerce international (ITC) à 194 millions de dollars. Ce qui représente un écart significatif par rapport à la valeur des exportations réelles de ces produits miniers par Madagascar qui est à 109 millions de dollars, selon les données livrées par cet organisme de coopération technique conjoint de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (Cnuced).
Madagascar représenterait 3% des réserves mondiales d’ilménite et de rutile, les deux principaux minéraux de titane, selon la Cartographie des chaines de valeur des minéraux de transition de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE). La Grande île contribue à 4% à la production mondiale de ce minerai et l’exporte principalement aux Etats-Unis et au Canada.
Selon l’ITC, la valeur des exportations réelles de minerais de titanes et de leur concentré en partance de Madagascar est de 50 millions de dollars chacune pour les Etats-Unis et Canada. La Grande île exporte également du titane vers la Chine, pour une valeur de 7,6 millions de dollars, selon ce centre international.
Les marchés avec le potentiel d’exportation le plus élevé de ce minerai pour Madagascar sont la Chine, le Japon et le Taipei chinois, avance le Centre du commerce international. La Chine montre, selon l’ITC, la différence en valeur la plus importante entre les exportations potentielles et réelles, indiquant une possibilité de réaliser des exportations additionnelles équivalant à 38 millions de dollars. Le potentiel d’exportation de titane de la Grande île vers le Japon est de 34 millions de dollars et de 24 millions de dollars pour le Taipei chinois, livre ce Centre.
La majorité du titane métallique est utilisée dans le secteur de l’aérospatiale, indique l’ITIE. Le titane est utilisé, principalement en Chine pour produire les alliages résistants à la corrosion, qui sont requis dans les éoliennes et la génération d’énergie géothermique, d’hydroélectricité et d’énergie nucléaire, précise cette organisation œuvrant dans la transparence minière.














