Antananarivo, 28 Février, 8h47 – Les hommes restent les patrons. A Madagascar, le pouvoir de décision des femmes reste limité, selon une étude sur le genre menée par la Banque mondiale et restituée lundi à Anosy. Selon le rapport, bien qu’il y ait des disparités régionales, le pouvoir de décision notamment dans les foyers reste entre les mains des hommes. “Les femmes, et en particulier les adolescentes, n’ont toujours pas le même pouvoir de décision que les hommes au sein du foyer”.
Cette tendance s’observe aussi au niveau national avec encore une faible représentativité des femmes dans les postes à responsabilité politique. Le rapport souligne que les femmes ne détiennent que 18 % des sièges du parlement national, contre 21 % en 2016. Le niveau de participation des femmes au sein des autorités décentralisées est également faible. La loi ne plaide pas en faveur des femmes car selon la loi, seuls les hommes peuvent être légalement chefs de famille.
Les femmes restent aussi souvent victimes de violence entre partenaires intimes à Madagascar et ceci dans la totalité des régions de Madagascar. Les heures terres centrales sont le plus affectées par ce problème. Le taux de prévalence des violences physiques, sexuelles ou psychologiques entre partenaires est de 59% dans le Vakinakaratra et de 55% dans l’Analamanga.














