Antananarivo, 13 Octobre, 12h05 – Un accueil qui n’est peut-être pas enthousiaste mais qui reste néanmoins favorable. Le syndicat des magistrats de Madagascar réserve un accueil plutôt bon à la note ministérielle qui interdit les entretiens directs des magistrats avec les justiciables, une note censée contribuer à la lutte contre la corruption au sein des tribunaux.
A l’issue de l’assemblée générale du syndicat, vendredi, son président Mbitanarivo Andriantsihorisoa, a tenu à clarifier que cette directive, qui a suscité des interrogations, n’empêche pas les citoyens d’accéder à la justice. A l’entendre, cette initiative devrait réduire les interactions non contrôlées qui peuvent favoriser les pratiques de corruption.
Selon Mbitanarivo Andriantsihorisoa, cette note vise surtout à éviter les sollicitations malveillantes de rabatteurs qui, sous couvert de connaître des magistrats, escroquent les justiciables. “Ces individus entachent la réputation des magistrats, et cette note permet de mieux protéger la profession tout en renforçant la transparence”, explique-t-il.
Le président du syndicat souligne que malgré cette note, les plaintes et les dossiers judiciaires continueront d’être traités. Il précise que des mesures d’organisation interne ont été mises en place pour mieux encadrer l’accueil du public.
La procédure judiciaire à Madagascar est souvent perçue comme complexe et lente. Ce qui ouvre la voie à des tentatives de contournement par des voies illégales, regrette le syndicat qui estime alors qu’il est important de renforcer les contrôles internes et de sensibiliser le public sur le fonctionnement réel des tribunaux. Le syndicat encourage alors la reprise des portes ouvertes dans les tribunaux afin de mieux informer les citoyens sur leurs droits et sur le processus judiciaire.














