Antananarivo, 9 novembre, 19h00 – Un nouvel appel de la part des « Partenaires internationaux de Madagascar ». Ils « exhortent l’ensemble des parties prenantes [au processus électoral] à la plus grande retenue, au dialogue pacifique, au sens de responsabilités », dans un communiqué publié jeudi après-midi. Ils poussent en même temps les destinataires du message « à s’abstenir de toute déclaration susceptible d’attiser les tensions ».
Les signataires du document « expriment leur préoccupation suite aux incidents violents des derniers jours ». La France, les Etats-Unis, l’Allemagne, la Suisse, le Japon, le Royaume-Uni, l’Union européenne et la représentation de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour l’océan Indien « réitèrent les termes de leur communiqué du 16 octobre.
Ledit communiqué évoque les préoccupations de ses signataires, faisant part d’un « climat politique tendu à Madagascar ». Il en est de même de l’« importance du respect de la Constitution, des libertés d’expression, d’association et de réunion ». Les « Partenaires internationaux de Madagascar » « encouragent » en même temps « les efforts de dialogue susceptible de déboucher sur des mesures concrètes à même de rétablir la confiance dans le processus et de permettre des élections réussies ».
Le nouvel appel intervient à une semaine du premier tour de la présidentielle, prévu le 16 novembre. D’un côté, dix candidats continuent de revendiquer de nouvelles conditions pour la tenue du scrutin et tentent de se faire entendre, entre autres, par des manifestations, interdites par les autorités. Des manifestations, parfois dispersées par la force, et qui se terminent par des heurts, des arrestations et des blessures de manifestants et d’éléments des forces de l’ordre. De l’autre côté, trois autres candidats poursuivent leur campagne. Entre-temps, des initiatives visant à mettre en place un processus de médiation voient le jour.














