Antananarivo, 9 Mai, 13h50 – Andry Rajoelina vante Madagascar en tant que destination d’investissement. Devant des milliers d’investisseurs venus assister au Congrès annuel des investissements à Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, le président de la République fait miroiter ce que Madagascar peut leur offrir pour les inciter à venir investir sur la Grande île.
Le chef de l’Etat met, notamment, en avant les réserves naturelles dont la Grande île regorge pour “accueillir les ecolodges de luxe, les eco-resorts et les hôtels clubs de haut de gamme”. Il ne reste donc aux investisseurs qu’à venir pour construire “11 500 chambres supplémentaires, une priorité pour Madagascar, afin de satisfaire une demande croissante”. Il évoque également les nombreux “sites [qui] sont adaptés pour l’installation des marinas”.
Andry Rajoelina souligne également la disponibilité de “plus de 36 millions d’hectares de terres arables” sur la Grande île alors que le monde aurait besoin de “plus de 800 millions d’hectares de surfaces agricoles pour nourrir la population mondiale”. Il martèle alors que Madagascar peut offrir “un potentiel énorme pour combler l’écart alimentaire mondial”. “Nous avons les ressources naturelles, les sols fertiles et le climat propice pour être un grenier agricole majeur”, indique-t-il.
Dans le secteur de la pêche, le président de la République évoque un potentiel de production de crevettes pouvant atteindre jusqu’à 300 000 tonnes alors que pour l’instant, Madagascar n’en produit que 30 000 tonnes. “Nos eaux sont riches en produits halieutiques de qualité, notamment les crevettes qui bénéficient du prestigieux Label rouge”, soulève-t-il.
Dans le secteur minier, enfin, le chef de l’Etat met en exergue “les réserves considérables de cobalt, de vanadium, de fer, d’or, de graphite et de pierres précieuses”. A l’entendre, ces réserves sont “estimées à 300 millions de tonnes”. Il rappelle également l’adoption d’un nouveau code minier avec des mesures incitatives “afin de renforcer l’engagement de Madagascar en faveur d’un cadre réglementaire solide et encourageant les investissements responsables”.
Dans son discours, Andry Rajoelina reconnaît que Madagascar doit encore relever de nombreux défis. “Pour exploiter pleinement ce potentiel, nous devons moderniser nos
techniques agricoles, investir dans la recherche et le développement”, concède-t-il. Et “notre dépendance à l’énergie thermique représente un défi majeur, avec 90% de notre production reposant essentiellement sur cette source coûteuse”, ajoute-t-il encore.
Pour rassurer ses interlocuteurs, le président de la République met en avant les projets en cours en matière énergétique, comme l’installation de parcs solaires dans 47 sur les 120 districts du pays, ou encore la détermination de Madagascar à exploiter son potentiel hydroélectrique estimé à plus de 7 800 MW. Parmi les projets actuellement en cours figurent les centrales de Sahofika et de Volobe dont la construction est annoncée pour cette année.
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