Antananarivo, 14 Janvier, 8h07 – La réouverture des frontières à davantage de vols internationaux dépend aussi du secteur privé. Le sujet a été évoqué lors d’une rencontre entre le ministre du Tourisme et les acteurs du secteur du tourisme, jeudi après-midi. « Des clients censés être confinés s’évadent. Certains hôtels ne sont pas capables de faire respecter les mesures sanitaires », déplore Joël Randriamandranto, ministre du Tourisme, en réponse à une question sur ce point.
A en croire Joël Randriamandranto, le ministère n’est pas contre l’ouverture des frontières à davantage de vols internationaux, « mais est ce que les opérateurs sont capables de faire respecter les règlements en vigueur ? », se demande-t-il. Pour le ministre, la décision dépend aussi de la volonté des acteurs touristiques à faire respecter les règles d’une main de fer. Il dit souhaiter l’ouverture totale des frontières au même titre que les partenaires du secteur privé, mais précise que la décision ne dépend pas uniquement de son département.
Selon le ministre, l’Etat se doit d’être prudent dans la prise de décision. « Les décisions que nous allons prendre dépendent en majorité de l’évolution du contexte sanitaire », explique-t-il à la presse. En fonction du nombre de cas, Madagascar décidera « s’il faut élargir les vols, ou s’il faut renforcer les mesures en restreignant encore plus l’entrée sur la Grande île », poursuit-t-il encore. Ce qui est sûre, c’est que cette décision demande un engagement de la part de toutes les parties prenantes, martèle-t-il.
En plus de répondre aux questions qui taraudent le secteur privé du tourisme, la rencontre de ce jeudi a été l’occasion pour le ministère de présenter sa feuille de route pour 2022. Pour le département dirigé par Joël Randriamandranto, il s’agira, cette année, de stimuler les investissements, de promouvoir la destination Madagascar et de renforcer les capacités du personnel du secteur. Le ministère parle également de la nécessité d’améliorer la gouvernance du secteur, d’assurer la transformation digitale de développer les partenariats et de mobiliser les ressources, ainsi que de développer le secteur par une approche gouvernementale intégrée.














