Antananarivo, 11 Mai, 8h05 – Le verdict est tombé dans l’affaire Romy Andrianarisoa. L’ancienne directrice de cabinet du président de la République vient d’être condamnée à trois ans et six mois de prison. Son collaborateur Philippe Tabuteau, lui, a écopé de deux ans et trois mois de prison.
Les deux individus avaient déjà été reconnus coupables de corruption par un jury londonien en février. Arrêtés en août, ils avaient été accusés d’avoir réclamé de l’argent, 250 000 francs suisses, soit plus de 275 000 dollars, à la société minière Gemsfield. Mais celle-ci avait porté l’affaire devant la National Crime Agency qui a tout de suite lancé une enquête.
Après le prononcé des peines vendredi, la NCA a diffusé une demi-douzaine d’extraits d’enregistrements effectués par ses soins durant les enquêtes menées contre les suspects. Ces extraits contiennent les échanges de Romy Andrianarisoa et Philippe Tabuteau avec leurs “victimes” et dans lesquels ils avaient demandé l’argent ou ils avaient mis en avant l’influence de celle qui était alors directrice de cabinet de la présidence auprès du président malgache.
Dans des propos rapportés par la NCA, Thomas Short, procureur spécialisé dans les crimes économiques au sein du Crown Prosecution Service, ne cache pas son soulagement après la condamnation de “Romy Andrianarisoa [qui] est une fonctionnaire corrompue qui a choisi de s’enrichir dans le cadre de ses fonctions publiques”. Il se montre reconnaissant envers la société Gemfields qui, “en dénonçant les deux individus aux autorités, (…) a protégé son entreprise et celle des autres contre des individus cupides et sans scrupules. »














