Sahondra Rabenarivo, présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité encourage le gouvernement à la digitalisation du service public. C’était en marge de la publication du rapport d’activité de son Comité la semaine dernière. Non seulement, cela va améliorer le service public en général, mais bloquera également les opportunités de corruption au niveau du service public.
Madagascar stagne comme beaucoup de pays d’Afrique dans la lutte contre la corruption. Sahondra Rabenarivo, présidente du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité, mise sur la digitalisation du service public pour une meilleure avancée.
« Si le service public est digitalisé, le service public va s’améliorer et la corruption va baisser. On peut fermer les opportunités de corruption, puisqu’il y a la digitalisation. Dans le cadre de l’amélioration du service public, nous avons besoin de cette digitalisation. Pour nous qui luttons contre la corruption, ce dont nous avons besoin dans cette digitalisation, ce sont les données. C’est à partir des données, que nous pouvons analyser, exploiter, et de voir où cibler l’action contre la corruption. Cela permettra de voir pourquoi le plumitif de ce jugement est sorti seulement en deux heures, alors que pour d’autres, au bout de cinq ans, cela ne sort pas encore. C’est pourquoi nous avons besoin de l’exploitation de données. », indique Sahondra rabenarivo, Présidente du CSI;
Elle regrette que les systèmes anti-corruption ne puissent pas accéder automatiquement aux données dans les services publics. Car la réussite de la digitalisation passe par l’accès aux données des services publics. « En ce moment, il y a l’implantation de la cellule anti-corruption, dans les directions ou dans les directions générales, etc.., mais également l’installation de direction informatique pour la mise en place de la digitalisation. Ce sont ces directions informatiques qui collaborent avec nous, mais, elles n’ont pas non plus les moyens. Elles n’ont pas les données à fournir. Il ne suffit pas seulement de mettre la digitalisation pour améliorer le service, mais il faut aussi mettre dans le programme la collecte de données. Ce sera donc un aspect que nous allons mettre en place dans le cadre de l’élaboration de la nouvelle stratégie nationale », confie-t-elle.













