Antananarivo, 23 Février, 15h20 – Dans la moyenne. La Banque africaine de développement (BAD) avait établi une carte thermique présentant les perspectives de chaque pays africain, pour une sélection de quatre indicateurs macroéconomiques clés. Dans son document sur la Performance et perspectives macroéconomiques de l’Afrique, publié au mois de janvier, la BAD considère Madagascar comme un « assez bon élève » dans trois sur ces quatre indicateurs, par rapport à ce que pourraient être les moyennes du pays sur les années 2024-2025.
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Ces indicateurs sur lesquels chaque pays africain est évalué sont la croissance du PIB réel, l’inflation, la balance du compte courant et le solde budgétaire. Pour chaque indicateur, les pays sont répartis en trois groupes, à savoir les bons élèves, les assez bons élèves et les élèves faibles.
Pour la croissance du PIB réel, les bons élèves sont les pays dont le taux est supérieur à 6 %, les assez bons élèves sont les pays dont le taux est compris entre 4 et 6 %, et les élèves faibles sont ceux dont le taux est inférieur à 4 %. Avec un taux de croissance du PIB réel estimé à 4,9%, Madagascar est parmi les élèves assez bons.
En ce qui concerne l’inflation, les bons élèves sont les pays dont le taux est inférieur à 5 %, les assez bons élèves sont les pays dont le taux est compris entre 5 et 9,9 %, et les élèves faibles sont ceux dont le taux est supérieur ou égal à 10 %. Avec un taux d’inflation estimé par la BAD à 7,4%, Madagascar est donc classé parmi les assez bons élèves.
Pour le solde du compte courant, les bons élèves affichent un excédent, les assez bons élèves ont un déficit inférieur à 5 % et les élèves faibles ont un déficit égal ou supérieur à 5 %. Madagascar devrait selon cette banque africaine afficher un déficit de -3,6%. Ce qui ferait ainsi de la Grande île un assez bon élève aux yeux de cette institution.
Pour l’équilibre budgétaire, les bons élèves ont un excédent ou un déficit inférieur à 3 %, les assez bons élèves ont un déficit de 3 à 5 % et les élèves faibles ont un déficit supérieur à 5 %. C’est sur cet indicateur que le pays est considéré comme un mauvais élève avec son déficit de -6,4%.
Par ailleurs, malgré la croissance maussade de l’Afrique Australe, la BAD estime que la combinaison d’une augmentation des investissements fixes, d’une hausse de la consommation publique, d’une augmentation des dépenses d’investissement dans les secteurs de l’extraction et de l’agriculture, et d’une reprise complète du secteur du tourisme pourrait permettre à six pays d’enregistrer une croissance moyenne supérieure à 4 % en 2024. Il s’agit du Mozambique (5 %), de Maurice (5 %), de l’Eswatini (4,9 %), de la Zambie (4,7 %), de Madagascar (4,5 %) et du Botswana (4,1 %).














