Antananarivo, 18 Janvier, 14h50 – Un objectif de production non atteint. Madagascar Oil aurait déjà dû produire à l’heure actuelle jusqu’à 50 000 barils/jour de fuel lourd, suivant le plan de développement de son projet, d’après le ministre des Mines Herindrainy Rakotomalala, vendredi. Mais cette compagnie qui exploite le gisement du bloc 3104 ne parvient pour le moment qu’à commercialiser une partie du stock de ce qu’elle a produit, avant l’arrêt de sa production de pétrole brut à Tsimiroro en 2016.
“Si cette exploitation avait tourné comme il se devait, nous aurions déjà pu avoir une production conséquente de fuel lourd”, souligne le ministre Herindrainy Rakotomalala. Cette compagnie pétrolière devait déjà produire par exemple 6 000 barils/jour en 2015, rappelle-t-il. Le ministre indique d’ailleurs avoir déjà saisi les responsables de Madagascar Oil en 2022, par rapport au retard accusé par cette compagnie pétrolière dans la mise en œuvre de son plan de développement.
Les nouveaux dirigeants locaux de Madagascar Oil avaient déjà annoncé la poursuite de ce plan de développement au mois de mai 2024. Ils ont avancé à l’époque un objectif de production dans la Phase 1 de plus de 8 000 barils jour qui devrait répondre à la demande intérieure estimée à 4 000 barils/jour et à l’exportation.
Pour le ministre Herindrainy Rakotomalala, ce projet pétrolier à Tsimiroro devrait contribuer à l’indépendance de Madagascar en fuel lourd. Il rappelle que le potentiel du gisement du bloc 3104 exploitée par Madagascar Oil est de 1,47 milliards de barils. Le besoin de la Jirama, qui est le premier utilisateur de ce produit au pays, n’est pour sa part que d’environ 3 500 barils jours.
Ce membre du gouvernement avait par ailleurs annoncé la révision du Contrat de partage de production entre l’Etat et Madagascar Oil dans ce projet pétrolier. Celui-ci devrait être un « contrat équilibré mutuellement avantageux ».
Le partage de la production est prévu dans le contrat pétrolier, comme rappelé par l’Office des mines nationales et des industries stratégiques (Omnis). “C’est le profit pétrolier qui est partagé entre l’Etat malgache et la compagnie pétrolière”, explique-t-il. C’est la part d’hydrocarbures revenant à l’Etat et à la compagnie pétrolière, diminuée de la quantité d’hydrocarbures destinée au recouvrement des coûts pétroliers et au paiement de la redevance. Et ce taux de partage est négociable, selon l’Omnis.
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