Sans nul doute le maki est une espèce menacée et clairement en voie d’extinction. Tristesse et désarroi, voilà ce que l’on peut retenir à la vue des photos partagées sur les réseaux sociaux, ou en regardant les reportages diffusés à Madagascar et sur les médias étrangers.
L’on comprend assez rapidement qu’un double carnage environnemental est en train de se réaliser quotidiennement dans la Grande île. Une destruction massive de l’habitat de cet animal ô combien sympathique, par l’abbatage illégal des arbres y compris dans les réserves, ou les feux de forêts liés à la culture sur brûlis, mais l’on assiste également à la transformation du maki en substitut de viande.
Certes, lancer un appel à une prise de conscience de ces personnes « coupables d’attaques au patrimoine national malagasy » est inutile sur les réseaux sociaux, car cela ressemblerait à demander à un enfant de primaire de lire une thèse sur la préservation de la biodiversité, mais chaque jour qui passe nous ne pourrons nous empêcher de lancer un signal d’alarme. Ces petites mains sales qui détruisent les forêts, qui tuent le maki pour sa viande, pour quelques billets, sont-elles coupables de tous les maux environnementaux de ce pays ou « Ventre affamé n’a point d’oreilles » ?
En attendant, un réveil de la société malagasy, le Makita (ne pas lire maskita) serait certainement à inscrire sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, auprès de l’UNESCO, comme spécialité culinaire, complétant la liste indicative de biens immatériels qui sont, entre autres, le Kabary malagasy, le Sorabe, le Hira gasy, le Fitampoha ou encore le Famadihana, car à notre plus grand regret, ce massacre est train de s’inscrire dans la durée et les mentalités…














