Antananarivo, 18 Octobre, 9h40 – Des positions qui restent figées. Le syndicat des greffiers de Madagascar annonce lundi à Anosy la poursuite de sa grève. Selon Alain Randriamaharo, président du syndicat, la rencontre avec le ministère de la Justice et les représentants de la présidence de la République n’a rien donné. « Nous avons ressenti qu’il n’y a aucune volonté de leur part à résoudre le problème », indique-t-il à la presse.
Pour le président du SGM, ce manque de volonté des autorités se traduit par « la réquisition des membres du syndicat », mais aussi par « des menaces de suspension de solde ». « Cela ne va pas nous faire reculer mais va encore plus nous motiver », martèle le greffier syndiqué. Il prévient en même temps les tribunaux et les cours qui effectuent des procédures comme de déférer des suspects en l’absence de greffier. « Cela est une violation de la loi », alerte-t-il.
De son côté, le ministère de la Justice campe aussi sur sa position et invite les greffiers à assurer le service minimum. « La grève est un droit mais il a ses limites », rappelle Raby Savatsarah, secrétaire général du ministère lors de la cérémonie hebdomadaire de levée de couleurs lundi. Parmi ces limites, elle évoque « l’obligation d’assurer un service minimum ». Le magistrat a tenu à rappeler que la Justice est un service essentiel de l’Etat du même ordre que les services de défense et de sécurité ou encore les services de santé. « On ne peut pas tenir une grève illimité sans service minimum », lance-t-elle. La secrétaire générale craint que la situation ne « trouble l’ordre public ». Elle invite ainsi les greffiers à retourner au travail.
Le ministère appelle aussi le syndicat à revenir négocier. « Il n’y a qu’avec le dialogue qu’on trouvera une issue », poursuit la secrétaire générale. « Si vous campez sur vos positions et si nous ne recherchons pas de compromis, on ne trouvera pas de solution », indique-t-elle. Le syndicat des greffiers de Madagascar a lancé une grève illimitée le 6 Octobre dernier pour revendiquer, entre autres, le reversement de ses membres dans le corps des greffiers.













