Antananarivo, 12 Octobre, 14h30 – « Trop c’est trop », lancent les quelques dizaines de manifestants venu réclamer leur dû auprès du ministère des travaux publics ce mardi. Des manifestants qui représentent environ 230 entreprises qui affirment avoir travaillé avec le fonds routier pour la réfection et l’entretien des routes à travers toute l’île et qui pourtant n’ont pas encore été payées.
« Aucun d’entre eux nous n’a encore été payé », explique une des manifestantes banderole à la main. « Pourtant tous les travaux ont été mené jusqu’à leur terme et des ingénieurs de contrôle du ministère ont déjà procédé à la réception technique de ces travaux », ajoute-t-elle.
Selon l’explication des contestataires, le paiement a été suspendu depuis un peu plus d’un an par l’Etat. « L’Etat a justifié la suspension des paiements prétextant qu’un audit est mené pour cause de travaux fictifs », indique la manifestante. Elle soulève pourtant que « jusqu’à aujourd’hui, les résultats de ces audits restent inconnus ».
Les manifestants indiquent aussi s’étonner de la cessation des paiements vu que la totalité de la somme n’est pas si élevée. » Au total l’Etat nous doit environ 33 milliards d’Ariary » explique-t-elle. « Pourquoi ne pas nous payer alors que le président a affirmé qu’il y a de l’argent dans les caisses du FER ? » interroge-t-elle.
Les manifestants d’Ampefiloha compte poursuivre leur grève jusqu’à satisfaction de leur demande. « Nous sommes ici depuis un moment mais on n’a brandi les pancartes que ce jour pour qu’on nous écoute enfin », conclut notre interlocutrice.














