Antananarivo, 11 Avril, 22h03 – Un appel au secours. Le syndicat des entrepreneurs du bâtiment et de travaux publics (SEBTP) demande à l’Etat que les prix des marchés publics déjà attribués ou en cours d’attribution soient révisés. « Les hausses brutales de prix et les difficultés d’approvisionnement des matières premières affectent considérablement le coût des travaux et la durée d’exécution des marchés », écrit le syndicat dans une lettre adressée au ministre des Travaux publics.
Face aux prix actuels de certains produits qui sont largement supérieurs à ce qui est convenu dans les contrats, l’organisation professionnelle indique que certains fournisseurs « ne pourraient pas tenir leurs engagements dans les conditions de prix et de délais initialement prévus ». Son président, Hary Andriatefihasina, souligne par ailleurs que les fournisseurs ne sont pas en mesure de déterminer ce que seront les prix des produits avec lesquels les marchés seront exécutés. « La volatilité, l’imprévisibilité à long terme des prix des matières premières, des fournitures et de l’énergie comme le carburant ne leur permettent pas de le faire », explique-t-il.
Outre la révision des prix, le SEBTP sollicite également des indemnisations. Il demande également « l’application de manière systématique de la notion de marché révisable ». L’idée avec ce type de marché est de pouvoir modifier les prix en tenant compte des variations économiques constatées pendant l’exécution du marché. Ce, contrairement au marché forfaitaire appliqué, dont le prix rémunère le titulaire du marché pour une prestation ou un ensemble de prestations quelles que soient les quantités livrées ou exécutées.
« L’avenir des marchés publics nationaux repose sur de nouveaux paradigmes, dont le marché forfaitaire non révisable ne peut plus être la norme », soutient encore Hary Andriatefihasina du SEBTP. « Il y va de la survie des entreprises », insiste-t-il. Le SEBTP affirme avoir déjà demandé à rencontrer le ministre des Travaux publics pour en discuter.














