Antananarivo, 3 Mai, 9h45 – Une mauvaise note pour la Grande île. Le classement mondial de la liberté de la presse publié ce mardi 3 Mai par Reporters sans frontières place la Grande île 98ème sur 180. Un recul de 41 places comparé à la 57ème place occupée en 2021. La note de Madagascar, qui était de 71,76 sur 100 est descendue jusqu’à 58,02 sur 100. Classée parmi les pays considérés comme ayant une « situation plutôt bonne » (70 à 85 points) ces dernières années, la Grande île se trouve cette année dans une situation problématique (55 à 70 points) et frôle même la situation difficile (40 à 55 points).
La mauvaise note de Madagascar est en partie due à la révision méthodologique opérée par RSF et son panel d’experts à partir de l’édition 2022 de son classement. Si l’organisation continue de s’appuyer sur des spécialistes de la liberté de la presse basés dans les pays pour évaluer la liberté de la presse, elle a élaboré son questionnaire sur la base d’une nouvelle définition qui ne semble pas favorable à la situation sur la Grande île.
Pour RSF et son panel d’experts, la liberté de la presse est définie comme étant « la possibilité effective pour les journalistes, en tant qu’individus et en tant que collectifs, de sélectionner, produire et diffuser des informations dans l’intérêt général, indépendamment des interférences politiques, économiques, légales et sociales, et sans menace pour leur sécurité physique et mentale ».
Outre le relevé quantitatif des exactions commises à l’encontre des professionnels des médias dans l’exercice de leurs fonctions, les questions auxquelles journalistes, chercheurs, universitaires, défenseurs des droits humains ont répondu portaient sur une analyse qualitative de la situation du pays concerné. L’évaluation qualitative porte notamment sur le contexte politique du pays, le cadre légal, le contexte économique, le contexte socio-culturel et la sécurité des journalistes.














