Elle a été l’une des stars que la télé-réalité Pazzapa a révélée. Elle n’a pas gagné mais elle a enchaîné les projets et le succès après être révélée. Melky, de son vrai nom Randrianarison Melky Samuella Mamimalala, est devenue célèbre grâce à Pazzapa en 2006. Elle s’était classée deuxième à ce télécrochet. Depuis, elle a sorti trois albums et continue de briller dans le paysage musical malgache. Mais, il n’y a pas de hasard dans l’histoire de Melky. Car Melky est aussi la nièce d’un auteur et chanteur bien connu.
« Je m’appelle Randrianarison Melky Samuella Mamimalala. Je n’ai pas de surnom. On m’appelle Melky depuis petite. J’ai gardé mon prénom même maintenant que je suis chanteuse. »
Elle occupe la scène musicale malgache depuis 17 ans maintenant. Petite, elle adorait déjà chanter.
Et elle ne manquait jamais l’occasion de montrer sa passion. A l’Eglise, dans son quartier et même dans les concours de chant. On l’a découverte justement grâce à un télécrochet. « J’ai été propulsée par le télécrochet Pazzapa en 2006. (…) J’ai commencé ma carrière solo en 2007. »
Comment vous est venue l’idée de participer à ce télécrochet à l’époque ?
« On m’avait un peu forcée. Ma famille m’avait un peu obligée à y participer. Si vous connaissez Ndondolah, le Ndondolah du groupe « Ndondolah sy Tahiry », c’est mon oncle. Il m’avait incitée à participer à ce concours et à chercher mon chemin. J’étais d’abord réticente. Comme je suis timide, j’avais beaucoup d’embarras. Après, j’avais pris ça comme un défi qui pourrait m’apporter du bien. J’avais réalisé que c’est ce que je recherchais. C’était un jeu mais j’étais vraiment sérieuse durant ce télécrochet. »
Après Pazzapa, était-il évident pour vous de vous lancer dans une carrière musicale ?
« Oui. Ndondolah et moi avions fait un pari à l’époque. Je lui avais dit que je ne voulais pas rentrer quand j’aurai perdu. Rentrer signifiait ne plus chanter. Je lui avais demandé « Si je me lance dans ce jeu, est-ce que tu vas m’aider pour ma carrière de chanteuse après ? ». Il avait accepté et avait tenu parole. »
Comment avez-vous fait ensuite pour trouver votre propre identité ?
« On avait beaucoup appris quand on a concouru dans la compétition Pazzapa. La scène, les vocalises, les diverses techniques. Le jury remarquait ta personnalité au fur et à mesure. On nous forgeait ensuite. Et cela coïncidait avec ce que je cherchais. »
Qui écrit vos chansons ?
« Il en existe beaucoup. Pour ne citer que Ndondolah, Max Exception, Do Rajhonson, mon musicien Andry Makana. Ensuite, il y a eu Njakatiana. Ce sont les noms qui me viennent en tête. »
Est-ce qu’il vous arrive de penser à arrêter la musique, un jour ?
« Je n’ai jamais pensé à arrêter. Car la musique rend vivant. Nous tous, le public, ne pouvons pas vivre sans musique. Pour nous, chanteurs, moi surtout, je ne peux pas vivre sans musique. J’arrêterai la musique seulement lorsque je ne pourrai plus en faire. »
Si l’on vous demandait de dresser un bilan de vos 17 ans de carrière, que diriez-vous ?
« Tout était magnifique. Il y avait sûrement des moments moins favorables. Mais j’avais énormément évolué dans la musique. Concernant le rythme, par exemple, je ne me suis pas limitée à la variété. J’ai fait du reggae. Des styles un peu lourds. C’est le cas de « Sao Dia », une chanson que Njakatiana avait écrite pour moi. Il y a aussi « Malagasy aho », c’est un peu différent également. Quand nous grandissons, nos exigences en matière musicale évoluent en même temps. Pour ce qui est de la prestation scénique, l’interaction avec le public, tu sens vraiment que tu deviens mâture. Au début, c’était vraiment difficile. »
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