Antananarivo, 26 Décembre, 7h35 – La crise traversée par Madagascar ne peut se résoudre que par le dialogue. L’appel au dialogue a été au cœur du message de Noël de la Conférence des évêques, jeudi. Et ce dialogue, selon Monseigneur Fabien Raharilamboniaina doit se faire dans la justice et la paix, loin de toutes armes et de tout esprit belliqueux. Car “il n’y a pas d’autre chemin que le dialogue dans la justice et dans la paix pour rétablir la confiance”, souligne-t-il, rappelant que la crise actuelle est avant tout une “crise de confiance”.
Selon le président de la conférence des évêques de Madagascar, “la crise que nous traversons provient du décalage entre les promesses faites et leur mise en œuvre”. Mais malgré la défiance que cela a créé, et malgré le découragement généré par la situation politique, il invite les Malgaches à “faire confiance à la force de la paix, même lorsqu’elle paraît fragile”. Reprenant les mots du Pape à l’occasion de la Journée internationale de la Paix, il exhorte à “une paix sans armes” et à “une paix sans esprit belliqueux”.
Dans la même déclaration, Mgr Fabien Raharilamboniaina insiste aussi bien sur le développement que sur l’éducation pour parvenir à la paix. “Il n’y a pas de paix sans le développement intégral de la personne humaine, de toute personne et de toutes les personnes” et “il n’y a pas de paix si l’on ne prend pas en compte l’éducation des enfants et des jeunes”, martèle-t-il. “Les crises successives ont particulièrement marqué les jeunes”, ajoute-t-il, rappelant le rôle qu’il qualifie néanmoins de “modeste” de l’Eglise catholique.
Pour parvenir à la paix, le président de la Conférence des évêques invite également les Malgaches à retenir les leçons de l’histoire, car “les crises montrent que nous ne savons pas tirer les leçons de l’histoire”. Il parle notamment de la persistance des “corruptions scandaleuses qui heurtent la population” et auxquelles il importe alors de mettre fin pour rétablir la confiance.
Photo d’archives














