Antananarivo, 13 Octobre, 17h42 – Un champ d’actions prévu s’élargir. Après avoir été mené dans la région Analamanga pour sa phase pilote, le programme Miary Digital va être déployé dans d’autres régions de Madagascar pour sa deuxième cohorte. L’objectif est de soutenir davantage d’entrepreneurs dans le secteur du numérique, selon ce qui avait été exposé durant la clôture de la première cohorte de ce programme, ce vendredi.
Cette disposition devrait être prise par rapport à la demande croissante d’appuis formulée par les entrepreneurs numériques dans les régions. Il y a également l’intérêt de développer le secteur digital dans des zones qui y ont un fort potentiel, avance la chargée du projet Pôle intégré de croissance (PIC) à la Banque mondiale, Sagita Muco. Le comité de pilotage de Miary Digital aura cependant encore à se convenir sur les régions où ce programme va être déployé, souligne le coordonnateur national du projet PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka.
Comme rapporté par la ministre du développement numérique, des postes et de télécommunications, Stéphanie Delmotte, l’objectif principal du programme Miary Digital est d’encourager la transformation et l’entrepreneuriat numérique à Madagascar, en offrant un accompagnement complet aux startups, allant de la formation, au mentoring et au coaching, jusqu’au financement.
Pour sa première cohorte, 271 candidatures avaient été reçues et 47 startups avaient été sélectionnées pour bénéficier d’un programme d’incubation intensif. Au final, 43 startups ont reçu chacune une subvention de 15 000 dollars pour la mise en œuvre de leur projet respectif, indique la ministre Stéphanie Delmotte. Cette première cohorte s’est distinguée par la diversité des projets portés par les startups, couvrant des secteurs stratégiques tels que l’EdTech, le E-commerce, la Fintech, le Gaming ou encore l’Agritech.
La moitié des 15 000 dollars est déjà virée dans les comptes bancaires de ses entrepreneurs, rassure le coordonnateur national du PIC, Ladislas Adrien Rakotondrazaka. “Il y aura des contrôles à faire, pour veiller à ce que leurs activités suivent le plan de développement que nous nous sommes convenus. C’est ce qui conditionnera le déblocage de l’autre moitié de leur subvention”, avance-t-il.
Ladislas Adrien Rakotondrazaka soutient que cette subvention est minime par rapport aux valeurs ajoutées attendues de ces startups. Ils auront encore des défis à relever, mais cet appui devrait stimuler l’innovation ainsi que l’esprit d’entreprise chez ces jeunes. La Banque mondiale se dit par ailleurs fière d’appuyer le secteur digital et numérique à Madagascar qui, d’après Sagita Muco, est un secteur clé pour apporter des investissements et créer des emplois. Ce, à part l’agribusiness et le tourisme, indique-t-elle.














