Antananarivo, 7 Juillet, 21h00 – Ils sont environ 950 Malgaches, chaque année, à se rendre au Canada pour y travailler. C’est une tendance enregistrée depuis 2021, d’après Michelle Rakotonaivo, vice-présidente de la Chambre de commerce et de coopération Canada-Madagascar (CanCham). C’était lors de la signature du protocole d’accord sur la promotion de la migration professionnelle vers ce pays d’Amérique du Nord entre la Cancham et le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique.
Le Canada n’est pas un terrain inconnu pour les travailleurs malgaches, renchérit la ministre Hanitra Razakaboana. Elle indique que plus d’un millier de contrats de travail pour des travailleurs émigrés malgaches en partance vers ce pays avaient été visés par les inspecteurs de travail auprès de son département ces derniers temps. Un chiffre qui, d’après ses explications, “témoigne de l’intérêt et l’attraction des entreprises canadiennes aux compétences des mains d’œuvre malgaches”.
C’est afin de promouvoir une migration professionnelle sûre, régulière et régulée pour les travailleurs malgaches vers le Canada que les deux parties ont décidé de s’allier à travers ce protocole d’accord. Ce partenariat repose alors sur trois piliers fondamentaux, à savoir le partage d’informations pour permettre l’amélioration des conditions de migration des travailleurs malgaches. Il y a également la sécurité des migrants qui consiste à veiller à un environnement sûr, digne et respectueux, une fois sur le sol canadien pour ces ressortissants malgaches, ainsi que le développement des compétences, a détaillé Michelle Rakotonaivo de la CanCham.
Cette collaboration devra ainsi soutenir le développement des compétences des jeunes talents malgaches et améliorer leur employabilité sur le marché du travail canadien, souligne de son côté la ministre Hanitra Razakaboana. Et ce, tout en insistant sur la nécessité de faciliter le processus, comme raccourcir les délais de délivrance des visas par exemple. La délivrance d’un visa pour aller vers ce pays prend en effet jusqu’à une année, soulève-t-elle.














