Antananarivo, 20 Mai, 6h05 – QMM toujours dans la tourmente. La compagnie minière décide de réduire ses activités d’exploitation minière à Fort Dauphin en évoquant l’absence de « garantie de sécurité de son personnel et de ses installations ». Dans un communiqué publié jeudi, la société indique qu’elle est « contrainte de passer en mode service minimum ».
Le communiqué parle d’une décision « mûrement réfléchie … dans le contexte de tensions sociales croissantes à Tolagnaro ». La société évoque notamment « la mise en place répétée de barrages illégaux » sur les routes qui mènent vers son site et une atmosphère qui « fait peser de lourdes menaces sur la santé, l’intégrité physique et la sécurité des employés de QMM, des contractants et des communautés avoisinantes ».
Dans les faits, QMM va réduire progressivement ses activités et passer de « service essentiel à service minimum ». Selon la société les activités sur le site de Mandena se limiteront à la « surveillance et la maintenance des équipements ». Cette situation perdurera jusqu’à ce que « les opérations puissent reprendre sans perturbation et sans menace pour la sécurité des personnels et des infrastructures », fait savoir la compagnie.
C’est la deuxième fois en moins d’un mois que les activités de QMM sont revues à la baisse. Le 29 Avril dernier les activités ont été suspendus suite à l’érection de barrage de fortune sur le chemin menant au site d’exploitation de Mandena. Ces barrages avaient, quelques jours plus tôt, bloqué des centaines d’employés de QMM sur le site d’exploitation. Des pêcheurs mécontents de la suspension de la pêche à la suite de la découverte de poisson mort dans le seuil déversoir de QMM étaient à la source de ces barrages. Jusqu’à ce jour la pêche est toujours interdite et les résultats des analyses des échantillons sont toujours attendus.
Le gouvernorat de la réqion a initié des médiations entre la société et la communauté afin d’apaiser les tensions. Des accords ont même déjà été signés entre les différentes parties, mais les tensions semblent encore loin d’être apaisées.
Photo : Rio Tinto QMM














