L’InterProfession Aviaire de Madagascar (IPA) place la sensibilisation des consommateurs au cœur de ses priorités. Face à une méfiance persistante des Malgaches vis-à-vis du poulet de chair, sa secrétaire générale, Mira Rakotondrandria, appelle à lever les barrières psychologiques qui freinent l’accès à une source de protéines pourtant vitale. C’était lors de l’Assemblée générale ordinaire de cette association, le 30 janvier dernier. Extrait.
“L’IPA (Interprofession aviaire de Madagascar) s’efforcera de mener une campagne de sensibilisation sur la consommation de poulet et d’œufs. Un accent particulier sera mis sur le poulet de chair, car celui-ci souffre d’une image particulièrement négative auprès de nous, Malgaches : on l’accuse, par exemple, de provoquer des maladies. Il convient pourtant d’attirer notre attention sur un point essentiel : la viande de poulet est l’une des principales sources de protéines pour l’alimentation humaine. Le poulet et l’œuf devraient être les protéines animales les plus accessibles à la population, en matière de sécurité nutritionnelle. Pourtant, nous restons bloqués sur cette idée que le poulet rend malade et que sa consommation excessive est nocive pour la santé. Ainsi, alors que l’apport nutritionnel moyen des Malgaches est déjà insuffisant, nous érigeons des barrières supplémentaires contre un produit censé nous apporter les protéines nécessaires”, a déclaré Mira Rakotondrandria Secrétaire générale de l’InterProfession aviaire de Madagascar (IPA). “À titre d’exemple, à l’Île Maurice ou aux Comores, le poulet est l’aliment de base et cette question de nocivité ne se pose même pas. C’est une question de génétique. Sans entrer ici dans des détails trop techniques, il existe des explications scientifiques à cela. L’IPA s’attachera donc à fournir ces éclaircissements afin d’informer l’opinion sur les produits de la filière avicole (poulet et œufs), qui sont indispensables pour couvrir les besoins en protéines de l’homme” ajoute-t-elle.














