Antananarivo, 11 Novembre, 12h35 – “Aucun processus de dialogue fraternel ne peut s’engager sans un climat serein et apaisé”. Les partisans du “président évincé” Andry Rajoelina ont exprimé leur volonté de dialoguer mais aussi leurs préoccupations par rapport aux conditions dans lesquelles ce dialogue risque de se dérouler lors de la rencontre qu’ils ont eue en fin de semaine avec les missionnaires de l’Union africaine à Ivandry.
Dans le communiqué rapportant la réunion, le camp Rajoelina parle de “pressions, intimidations, perquisitions et arrestations arbitraires, vols et braquages déguisés en opérations sécuritaires ainsi que de menaces incessantes diligentées à l’encontre des partisans du président Rajoelina”. Il appelle à ce que “ces pratiques cessent” et à ce que “au-delà des divergences politiques, l’intérêt supérieur de la Nation doive primer”. Il dit alors avoir réaffirmé son “attachement au dialogue inclusif” et sa “volonté constante de rechercher une solution pacifique tournée vers les besoins de la population”.
En mission à Madagascar du 6 au 12 novembre, les émissaires de l’Union africaine viennent principalement “évaluer la situation politique de la Grande île puis examiner les conditions d’un éventuel appui au processus de refondation qui y est engagé”. La mission, dirigée par l’ancien président burundais Domitien Ndayizeye, membre du Conseil des sages, et par Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, a rencontré les divers acteurs politiques et sociaux du pays durant son séjour.














