Le colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, s’engage à trouver des solutions pour désenclaver les régions d’Anosy et d’Androy. “Tant que nous sommes là, nous ferons le nécessaire pour trouver les financements afin de réhabiliter cette RN13, quel que soit le temps que cela prendra, un mois, un an, deux ans”, assure le chef de l’Etat, lors du lancement des travaux de réhabilitation des rues dans la ville de Betroka, dans le cadre de son déplacement dans le Grand Sud de Madagascar.
Pour l’axe Ambovombe-Tolagnaro, reliant l’Anosy et l’Androy, 143 km, les travaux de réhabilitation arrivent à leurs termes et seront inaugurés à la fin de cette fin de semaine. Pour la portion reliant la RN13 à la RN7, entre Ambovombe et Ihosy, l’Etat doit encore trouver de financement pour les travaux.
En attendant les grands travaux, le président de la Refondation a donné des instructions au ministre des Travaux publics pour des travaux d’urgence. L’objectif est d’éradiquer les points noirs qui ralentissent le trajet dans une zone où les attaques à main armée se répètent souvent. Pour couper court à cette insécurité grandissante, 38 kilomètres de route seront goudronnés au niveau de ces points noirs critiques.
En 2021, durant la conférence régionale pour le développement du Sud, organisée à Tolagnaro, le président de l’époque, Andry Rajoelina, avait évoqué un projet de réhabilitation de cet axe reliant Ambovombe – Betroka et Ihosy, des travaux de réhabilitation sous forme de de Haute intensité de main-d’œuvre (Himo), mobilisant plus de 50 000 hommes. Le projet n’a pas démarré. Il avait déjà aussi annoncé des projets de réhabilitation de ce tronçon avec l’appui des bailleurs de fonds, mais ceux-ci ne semblent pas s’être concrétisés.
Photo : PRRM















