Antananarivo, 4 Janvier, 13h50 – L’attaque militaire menée par les États-Unis contre le Venezuela, qui a conduit à la capture du président Nicolás Maduro, a provoqué une onde de choc diplomatique, suscitant condamnations, appels à la retenue mais aussi soutiens directs à travers le monde.
Aux Nations unies, le secrétaire général António Guterres a dit craindre que le droit international n’ait pas été respecté, dénonçant un “dangereux précédent” et appelant à un dialogue inclusif. Une mission d’enquête indépendante mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU a rappelé que l’illégalité de l’opération américaine ne devait pas empêcher que Nicolás Maduro réponde des “crimes contre l’humanité” et des graves violations des droits humains imputées à son gouvernement.
En Amérique latine, plusieurs pays ont vivement condamné l’intervention. La Colombie a déployé des troupes à sa frontière avec le Venezuela, son président Gustavo Petro dénonçant une atteinte à la souveraineté régionale et appelant à une réunion d’urgence de l’Organisation des États américains (OEA) et de l’ONU. Le Brésil et le Mexique ont également fustigé une action unilatérale risquant de déstabiliser la région. À l’inverse, l’Équateur et l’Argentine se sont félicités de la chute de Nicolás Maduro.
Alliés de Caracas, la Chine, la Russie et l’Iran ont condamné une “violation flagrante du droit international” et une “agression armée” contre un État souverain, tandis que la Turquie appelait à la retenue. En Europe, l’Union européenne a rappelé son attachement au respect du droit international et à une transition pacifique et démocratique, sans soutenir l’opération américaine.
Le Royaume-Uni a souligné ne pas avoir participé à l’opération. L’Espagne a affirmé qu’elle ne reconnaîtrait pas une intervention violant le droit international, tandis que l’Allemagne a rappelé sa non-reconnaissance des dernières élections vénézuéliennes. L’Italie a qualifié l’opération américaine de « légitime », tout en estimant qu’une action militaire extérieure ne constituait pas une solution durable.
En France, la première réaction officielle est venue du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, qui a jugé que la capture de Nicolás Maduro lors d’une opération américaine “contrevient” au droit international, estimant qu’“aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur”. Le président Emmanuel Macron, a été plus direct dans un message publié sur le réseau social X. Le chef d’État français n’a pas condamné l’intervention américaine, affirmant que “le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro”. Il a estimé que l’ancien président avait “confisqué le pouvoir” et “piétiné les libertés fondamentales”, tout en appelant à une transition “pacifique, démocratique et respectueuse du peuple vénézuélien”.
En Afrique, L’Union africaine a exprimé sa « vive préoccupation » face aux développements au Venezuela, appelant au dialogue, à la retenue et au respect de la souveraineté des États. L’Afrique du Sud a dénoncé une violation manifeste de la Charte des Nations unies.
Photo : page Truth Social Donald Trump














