Banky foiben’i Madagasikara (BFM) continue d’externaliser la fabrication de ses coupures auprès d’un réseau international de partenaires. A défaut d’une imprimerie fiduciaire nationale, la Grande île solliciterait actuellement l’expertise de cinq nations de premier plan que sont la France, l’Angleterre, le Canada, le Maroc et les Émirats Arabes Unis pour l’impression de sa monnaie. La Banque Centrale de Madagascar ne contracte toutefois pas directement avec les États, mais avec des imprimeries spécialisées, précise son Gouverneur, Aivo Andrianarivelo, mercredi.
Concernant le processus de sélection de ces prestataires, l’impression des billets est systématiquement soumise à un appel d’offres, et BFM indique retenir l’offre la mieux-disante, c’est-à-dire celui avec le coût le plus compétitif. Selon les pays, ces prestataires peuvent être, soit des imprimeries institutionnelles rattachées à leur propre Banque centrale, soit des imprimeries fiduciaires privées.
Si la Banque centrale de Madagascar procède à des impressions annuelles, c’est avant tout pour renouveler le stock et permettre aux usagers de disposer de coupures neuves. C’est alors la raison pour laquelle des campagnes de sensibilisation sont menées afin d’inciter la population à prendre soin des billets. Car selon le Gouverneur Aivo Andrianarivelo, la durée de vie moyenne d’une coupure est de deux ans avant son retrait de la circulation. Un billet de 100 Ariary circule pendant environ six mois, tandis qu’un billet de 20 000 Ariary dure environ neuf mois avant d’être détruit, prend-il pour exemple.
L’impression de ces billets a d’ailleurs un coût. Il varie entre 140 ariary pour le billet de 100 ariary et 270 ariary pour le billet de 20 000 ariary, selon les derniers chiffres communiqués par BFM sur son site officiel. Mais le coût de fabrication de la nouvelle gamme serait plus bas. BFM rapporte avoir fait une économie de 10% sur la totalité des coûts de fabrication des nouveaux billets par rapport aux anciens.
Quoi qu’il en soit, les charges liées à la fabrication de billets et de pièces pour l’exercice 2024 se sont élevées à 88,589 milliards d’ariary. C’est le montant supporté par BFM pour l’émission de signes monétaires durant cette période. Comparées à celles de 2023, ces charges ont augmenté de 8,893 milliards d’ariary. La Banque centrale explique cette hausse par l’augmentation du volume d’émission, passé de 7 922 à 9 213 caisses entre 2023 et 2024.














