Ce n’est que partie remise. Le procès impliquant un bus de la ligne 161 et un usager, Solofo Ranaivo, a été ajourné pour le 11 février 2019. Il aurait dû se dérouler au Tribunal de première instance d’Antananarivo à Anosy lundi.
À entendre Hilda Hasinjo Ravelonahina, à la tête du mouvement « Mitaky ny fitanterana sahaza », ce report est dû à la demande de l’avocat de la maison d’assurance du « taxibe » poursuivi judiciairement. « Nous attendrons la date du 11 février. Mais la prochaine fois, n’accepterons plus un nouvel ajournement », prévient la journaliste, ressentant une « guerre d’usure » engagée à l’encontre de Solofo Ranaivo, journaliste plaignant.
Hilda Hasinjo Ravelohaniana assure que son mouvement « ne baissera pas les bras jusqu’à ce qu’on gagne le procès. Il s’agit d’un combat pour un meilleur transport en commun pour les usagers ». Pour le mouvement qu’elle initie, il s’agit d’une bataille engagée pour un meilleur transport en commun et pour un meilleur service public pour les usagers.
Pour rappel, Solofo Ranaivo, une personne vivant avec un handicap, est tombé du bus alors qu’il essayait de monter dans le véhicule de transport en commun à Ambohijatovo le 28 octobre. La voiture avait démarré alors qu’il avait tenté d’y monter, ce devant un arrêt. Il avait été dans l’incapacité de travailler pendant 12 jours après cet accident. Le chauffeur et le receveur avaient obtenu une liberté provisoire après leur audition devant le Parquet du Tribunal de première instance d’Antananarivo.
Le mouvement « Mitaky fitanterana sahaza », avait soutenu Solofo Ranaivo dans la procédure judiciaire qu’il avait engagée contre les responsables du bus en question. Parallèlement, des initiatives pour réclamer le respect des droits des usagers dans les transports en commun ont été lancées. À travers ce mouvement, des usagers des transports en commun avaient déposé des doléances auprès des autorités pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme étant des violations des engagements pris par les « taxi-be » et des droits des usagers. Le 17 octobre, le ministère des Transports et de la météorologie avait publié un circulaire fixant des sanctions contre les véhicules de transports fautifs dans des accidents dans l’exercice de leur métier.














