Antananarivo, 15 Novembre, 8h38 – La municipalité se veut rassurant après la hausse des impôts fonciers sur la propriété bâtie (IFPB). « L’augmentation des impôts s’accompagne de plusieurs mesures », indique Michkaël Reilly Solofoniaina, porte-parole du maire, au cours d’un point de presse, lundi. Il rappelle notamment les mesures d’abattement fiscal qui consistent à réduire le montant de l’impôt à payer par les contribuables. « La réduction est octroyée au moment du versement », poursuit encore le porte-parole du maire.
Ainsi, ceux qui ont reçu un rôle indiquant un impôt inférieur à 100.000 ariary ne doivent plus verser qu’un forfait de 10.000 ariary. Pour ceux dont l’impôt se situe entre 100.001 et 200.000 ariary, le forfait à payer est de 20.000 ariary. A partir de 200.001 ariary, l’abattement fiscal est exprimé en pourcentage.
Lorsque l’impôt se situe entre 200.001 et 500.000 ariary, la réduction est de 60% du montant inscrit dans le rôle. Entre 500.001 et 1.000.000 d’ariary, l’abattement est de 40%. Selon le tableau publié par la Commune, le taux de l’abattement fiscal baisse lorsque les impôts augmentent. « Les mesures d’abattement fiscal ont été adoptées pour tenir compte des personnes à faible revenu », explique-t-elle d’ailleurs. Pour les impôts de plus de 5 millions d’ariary, la municipalité ne consent plus qu’une réduction de 5%.
Sur son compte Twitter, le maire de la capitale Naina Andriantsitohaina rappelle, par ailleurs, que « lorsque le bâtiment est occupé par son propriétaire et ne fait pas l’objet de location, l’abattement est de 70% ».
Pour la Commune urbaine d’Antananarivo, la révision de l’IFPB est une nécessité car les dernières valeurs locatives sur lesquelles il est basé remontent à plus de 30 ans, indique encore Michkaël Reilly Solofoniaina. Or, « la Mairie a besoin de ces impôts pour pouvoir assurer les travaux nécessaires au développement et à l’amélioration de la Commune », poursuit le porte-parole du maire.
Toujours sur son compte Twitter, le maire rappelle que l’impôt est calculé sur la base du contrat de bail lorsque celui-ci existe. Dans le cas contraire, « le système détermine la valeur locative en fonction de la surface, de l’emplacement, des matériaux avec lesquels la maison a été construite ». Il annonce également la présence d’un simulateur sur le site web de la CUA pour effectuer le calcul de la base imposable.














