Antananarivo, 2 Avril, 15h30 – L’écrivaine guadeloupéenne Maryse Condé rejoint le firmament. D’après son mari et traducteur Richard Philcox, elle a rendu son dernier souffle dans la nuit du 1er au 2 avril, en France, à l’hôpital d’Apt, dans le Vaucluse, région où elle a élu domicile. Après ses 90 ans d’existence, la grande dame rejoint le panthéon des plumes éternelles, laissant le monde de la littérature en deuil.
Derrière elle, Maryse Condé laisse une œuvre immense. Une quarantaine d’ouvrages qui traitent de l’esclavage, de la colonisation, de la condition de la femme noire et des relations de l’Afrique avec sa diaspora entre autres. Parmi ces ouvrages, la saga « Ségou », qui paraît entre 1984 et 1985, propulse l’écrivaine vers les sommets. En 2018, elle remporte le prix Nobel alternatif de la littérature pour son oeuvre dont le « langage précis décrit les ravages du colonialisme et le chaos du post-colonialisme », comme l’indique la Nouvelle Académie.
Maryse Condé est née en Guadeloupe en février 1934. Elle quitte son île pour étudier au Lycée Fénelon à l’âge de 19 ans. Brillante, elle fait des études de lettres à La Sorbonne mais doit renoncer à l’École Normale Supérieure à cause d’une grossesse. Ce n’est qu’à 42 ans qu’elle commence sa carrière d’écrivaine mais sa plume prodigue lui permet de signer une œuvre immense. Avec sa mort, c’est une grande écrivaine doublée d’une activiste de la cause noire et du peuple africain qui nous quitte.
Photo : Région Académique de Guadeloupe














