Antananarivo, 19 Juillet, 11h10 – Un espace d’échange humain, économique et culturel d’une part. Des opportunités d’affaires gagnant-gagnant de l’autre. C’est ce que représente le Salon du Japon à Madagascar qui avait démarré vendredi. Un événement qui vise avant tout à renforcer les liens entre les deux pays, selon la présidente de l’Association des anciens et amis Japon à Madagascar (AAAJM), Voahary Rakotovelomanantsoa.
Le Salon du Japon se veut un levier stratégique pour le renforcement de cette relation bilatérale. Mais il constitue également une plateforme de rencontres multisectorielles et interculturelles. La coopération économique et technologique y est alors mise en avant. De même que les échanges culturels, les collaborations académiques et scientifiques ou encore les approches durables pour la préservation de l’environnement.
L’ambassadeur du Japon, Abe Koji, souligne l’importance de cette initiative. D’autant plus qu’elle émane des associations malgaches comme l’AAAJM, l’Association économique Madagascar-Japon (AEMAJA) et la Branche Madagascar du Kakehashi Africa, en collaboration avec l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica). “Les échanges ne suivent pas ainsi une logique purement institutionnelle mais s’inscrivent dans un esprit de liberté, de dialogue ouvert et de compréhension mutuelle”, souligne-t-il. Ce diplomate japonais estime d’ailleurs que la relation entre Madagascar et le Japon ne repose pas uniquement sur les échanges gouvernementaux. Pour lui, ce sont les initiatives citoyennes qui en constituent les fondations les plus durables.
Ce premier Salon du Japon incarne alors, selon la ministre des Affaires étrangères, Rafaravavitafika Rasata, l’ambition des deux pays de franchir ensemble une nouvelle étape. La cheffe de la diplomatie malgache parle surtout du volet économique. “Madagascar entend jouer un rôle actif dans cette dynamique. Nous voulons faire de notre territoire une plateforme attractive pour les investissements japonais, un hub d’échange, de coopération et de croissance partagée”, lance-t-elle alors.
Sur ce point, la présidente de l’AAAJM, Voahary Rakotovelomanantsoa, signale les différentes entreprises japonaises qui sont déjà implantées au pays. Mais elle fait également par de l’intérêt d’autres entreprises nippones d’investir dans la Grande île. Madagascar entend par ailleurs passer à l’offensive à la neuvième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad).














