Antananarivo, 10 Décembre, 14h40 – « Actes indignes » perpétrés par des « individus malveillants et peu scrupuleux ». Le professeur Hanta Marie Danielle Vololontiana, doyenne de la Faculté de médecine, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer elle-même d’éventuels cas de corruption sexuelle qui pourraient exister au sein de la Faculté qu’elle dirige. Elle n’a certes pas confirmé que ces cas existent. Mais elle n’a pas non plus démenti les articles récemment publiés dans la presse qui faisaient état d’enseignants sollicitant les faveurs sexuelles des étudiantes en échange de bonnes notes. « Si ces actes indignes sont avérés, nous les condamnons fermement et nous serons prêts à collaborer avec les autorités compétentes afin de les éradiquer », écrit-elle dans un communiqué publié dans la presse. Elle incite alors « les éventuelles victimes à les dénoncer sur la plateforme i-toroka du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) ».
Bien qu’elle ne semble pas en vouloir à la presse d’avoir pointé du doigt ces agissements, l’ancienne porte-parole du Centre de commandement opérationnel contre la Covid-19 (CCO-Covid 19) regrette surtout que « ces publications jettent le discrédit sur toute la Faculté de médecine ». Pour elle, les agissements de quelques-uns, s’ils étaient réels ne devraient donc pas éclabousser l’ensemble de l’établissement. A l’entendre, la Faculté dont elle a la charge « a toujours recherché l’excellence et l’éthique et essaie de prôner ces valeurs aux générations d’enseignants, de personnels administratifs et d’étudiants en son sein ».














