Antananarivo, 10 Juillet, 18h30 – Cherche bouée de sauvetage. Tours opérateurs, agences de voyages, hôteliers et restaurateurs, guides ou encore artisans dans la région de la Diana ont uni leur voix pour tenter de se faire entendre auprès du pouvoir central, jeudi. Ils formulent plusieurs demandes à l’intention de l’administration pour faire face à la crise sanitaire.
Suppression d’impôts pour l’année fiscale en cours ou encore octroi de subvention, font partie des requêtes formulées à l’endroit du gouvernement. Les professionnels du tourisme souhaitent également que les autorités se prononcent sur la date de la réouverture de l’aéroport de Nosy-Be, un des centres névralgiques du secteur dans le Nord de l’île, tout comme la date de reprise des vols. L’objectif est d’avoir une lisibilité sur le reste de la saison touristique, impactée par la crise sanitaire liée au coronavirus, provoquant des dégâts sur le secteur.
Au niveau national, la Confédération nationale du tourisme (CTM) avait estimé à 80% la perte pour cette année, soit à peu près de 1 900 milliards d’ariary, à cause de l’une haute saison hypothéquée. Le secteur fait vivre 40 000 emplois directs et 300 000 emplois indirects.
Le gouvernement avait dévoilé son plan de soutien à l’économie au mois de juin. Il met en place « trois lignes de financement » pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises avec des taux « bonifiés ». Le communiqué de la Présidence avait mentionné un appui destiné à « plus de 980 000 opérateurs malgaches » dont les opérateurs individuels « des secteurs tourisme, commerce, artisanat, manufacturiers ».
