Antananarivo 14 Mai, 7h30 – Marie Louise, productrice et vendeuse de lait à Avaratr’Ilempona, Antsirabe II, est en mode survie. Depuis le début de l’état d’urgence sanitaire, elle n’arrive plus à écouler que la moitié de sa production. « Depuis que la circulation des véhicules est limitée, je ne vends plus que 18 litres de lait par jour contre 40 litres par jour habituellement », confie-t-elle. Quand en fin de matinée, elle doit rentrer, elle essaie de proposer la bouteille d’1,5l de lait cuit à moitié prix aux automobilistes qui passent devant son étal sur la RN7. Mais même à 2 000, voire à 1 500 ariary la bouteille, elle a du mal à tout vendre. « Le soir, on est obligé de jeter ce qu’on n’a pas pu écouler. A la maison, plus personne ne veut boire du lait », raconte-t-elle. Malgré ces difficultés, Marie Louise arrive quand même à s’en sortir. « Heureusement que nous sommes en période de récolte. On a de quoi acheter à manger », poursuit-elle. Son objectif, conclut la sexagénaire, est juste de « survivre et de garder ses vaches en vie ».














