Antananarivo, 22 Octobre, 18h00 – La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) pose une question sur son statut après la décision de la Haute cour constitutionnelle du 14 Octobre mettant en place le colonel Michael Randrianirina en tant que chef d’Etat. A en croire Andonirina Andriamalazaray, commissaire électoral, ils ont envoyé une demande d’interprétation à Ambohidahy “pour avoir l’esprit tranquille”.
Le premier vice-président de la Ceni indique que cet organisme “poursuit son travail”. Mais cette demande adressée à la HCC vise, selon lui, à “connaître les règles du jeu pour pouvoir bien avancer”. “Pour que la Ceni progresse avec discernement, elle doit impérativement savoir ce qu’il faut faire afin de ne pas agir à l’aveuglette”, poursuit-il. Il précise que lorsque la Ceni obtiendra une interprétation claire, “elle saura quoi faire, que ce soit concernant la poursuite de ses travaux ou l’élaboration du calendrier d’organisation des élections”.
Le 14 octobre dernier, le colonel Michaël Randrianirina avait proclamé que la Ceni se trouve parmi les organes et institutions à dissoudre. Mais, quelques jours après, le Chef de l’Etat annonce de suivre la décision de la HCC indiquant que “les institutions et organes constitutionnels en place continuent d’exercer leurs pouvoirs habituels”.
Outre la Ceni, d’autres organismes ont également envoyé une demande d’interprétation au niveau d’Ambohidahy. Sur le site de la HCC, six dossiers attendent la décision des hauts conseillers concernant une requête aux fins de résolution sur une sortie de crise politique.














