Antananarivo, 29 Janvier, 21h45 – La question est discutée depuis plus d’un an, et jusqu’ici, rien n’est encore acquis. L’idée d’une levée temporaire des brevets des vaccins anti-Covid-19 continue de diviser les pays membres de l’Organisation mondiale du commerce. Un compromis pourrait cependant être trouvé dans les semaines à venir, laisse entendre la directrice générale de l’organisation, Ngozi Okonjo-Iweala, lors d’une conférence de presse, vendredi.
« Nous pensons qu’un terrain d’entente, un compromis raisonnable pourrait être trouvé, permettant aux pays en développement d’avoir accès à des transferts de technologie et à la propriété intellectuelle tout en encourageant l’innovation et la recherche », a-t-elle indiqué au cours d’une conférence de presse. Elle espère que ce compromis puisse voir le jour « dans les prochaines semaines » même si elle n’a donné aucune information sur cette entente possible à venir.
La levée temporaire des brevets est soutenue par des pays émergents comme l’Inde et l’Afrique du Sud, ainsi que les pays en développement. Ces pays estiment « qu’une levée des droits de propriété intellectuelle est essentielle pour encourager et soutenir les capacités de fabrication », rappelle la directrice générale de l’OMC.
Cette option est cependant rejetée par les pays développés, notamment européens qui « croient qu’il est surtout important de garantir l’accès [aux vaccins]… et qui ne veulent rien faire qui découragerait l’innovation et la recherche et développement parce que c’est ainsi que les nouveaux vaccins ont été inventés », souligne encore Ngozi Okonjo-Iweala.
Pour soutenir la distribution et la facilitation de l’accès aux vaccins, Franck Riester, ministre français du Commerce extérieur, évoque « la nécessité de lever au maximum les restrictions aux échanges et la possibilité de création de lignes de production pour maintenant et pour l’avenir « . Parlant au nom de l’Union européenne que la France préside pour l’année, il prône plutôt la « facilitation de l’accès aux licences volontaires, aux licences obligatoires qui existent déjà ».














