Antananarivo, 13 Décembre, 12h45 – Une disposition constitutionnelle qui ne s’applique plus. La deuxième session ordinaire du parlement pour l’année 2024 se termine sans aucune séance de questions-réponses entre les membres du gouvernement et les parlementaires. La cérémonie de clôture s’est tenue ce vendredi à Tsimbazaza pour l’Assemblée nationale. Celle du Sénat est prévue ce vendredi après-midi à Anosy.
Pour la cinquième session parlementaire consécutive, l’Assemblée nationale fait l’impasse sur la séance “réservée aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement”, une séance prévue par l’article 102 de la Constitution. Selon cette disposition, “une séance par quinzaine au moins, y compris pendant les sessions extraordinaires”, devrait être consacrée à cet exercice.
La dernière séance de questions-réponses remonte à la première session ordinaire de l’année 2022. A l’époque, la séance était déjà réduite à une seule séance par session. La première fois que l’exercice n’a pas eu lieu, c’était en décembre 2022, suite à une tentative de motion de censure initiée par les députés de la majorité. A l’époque, les députés ont décidé d’écarter la séance de face-à-face “afin d’apporter l’apaisement dans le pays”. Depuis, l’absence de séances de questions-réponses est devenue une pratique presque courante.
Durant cette session néanmoins, six membres du gouvernement ont répondu aux questions d’interpellation des députés lors de la journée durant laquelle c’est l’opposition qui a déterminé l’ordre du jour à l’Assemblée nationale ainsi que le prévoit la Constitution. Il s’agit d’une première, et ce sont les trois ministres responsables des forces de défense et de sécurité, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, le ministre de l’Eau et de l’assainissement et de l’hygiène et le ministre des Travaux publics qui ont été convoqués.














